<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</title>
	<atom:link href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 Apr 2026 10:55:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/wp-content/uploads/2024/05/cropped-nathalie-matteoda-avocat-propriete-intellectuelle-32x32.png</url>
	<title>Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</title>
	<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Vous lancez un réseau de franchise : avez-vous vraiment sécurisé votre marque ?</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/reseau-franchise-securise-marque</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/reseau-franchise-securise-marque#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 10:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3407</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/reseau-franchise-securise-marque">Vous lancez un réseau de franchise : avez-vous vraiment sécurisé votre marque ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="et_pb_section et_pb_section_0 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_0">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_0  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_0  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Franchise Expo Paris s’est tenu du <strong>14 au 16 mars 2026</strong> à la Porte de Versailles (44e édition, plus de 500 enseignes, 600 exposants). Sur les stands, une question reste pourtant rarement posée, alors qu’elle est décisive pour la solidité d’un réseau :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avez-vous structuré votre propriété intellectuelle avant de signer votre premier contrat de franchise ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question peut sembler technique. Elle est, en réalité, fondamentale. La <strong>marque</strong> est le socle juridique de tout réseau : c’est elle que le franchiseur concède, que le franchisé exploite, et sur laquelle repose la valeur de l’enseigne.</p>
<p style="text-align: justify;">Si elle est mal déposée, au mauvais nom ou sur un territoire insuffisant, <strong>l’ensemble du modèle peut être fragilisé, parfois des années après le lancement</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La marque : le premier actif d’un réseau de franchise</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Ce que vous concédez réellement à vos franchisés</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Rejoindre un réseau de franchise, c’est obtenir le droit d’exploiter <strong>une marque</strong>, un <strong>concept</strong> et un <strong>savoir-faire</strong>. Le franchisé verse un droit d’entrée et des redevances en contrepartie de ce droit d’usage.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, il « achète » avant tout <strong>de la propriété intellectuelle</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La marque est l’actif central : elle identifie le réseau, distingue l’enseigne, porte la promesse commerciale et une part importante de la valeur économique du concept. Sans marque déposée et valide, <strong>il n’existe pas de licence solide</strong> et donc pas de franchise robuste.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Une marque non déposée ou mal déposée met tout le réseau en danger</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le scénario est fréquent : un concept fonctionne, le franchiseur recrute vite, signe des contrats… <strong>sans recherche d’antériorités sérieuse</strong>, sans dépôt adapté, ou avec un dépôt « approximatif ».</p>
<p style="text-align: justify;">Conséquence : une opposition ou une action d’un tiers titulaire d’une marque antérieure peut survenir plus tard, avec un risque réel :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>annulation de la marque</strong> ou limitation du périmètre,</li>
<li><strong>interdiction d’exploitation</strong>,</li>
<li>remise en cause du modèle économique,</li>
<li>et potentiellement, tensions contractuelles avec les franchisés (garanties, responsabilité, indemnisation).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Un franchiseur qui concède une marque fragile <strong>expose ses franchisés, </strong>et s’expose lui-même, car il garantit, de fait, un droit qu’il doit pouvoir démontrer comme solide.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les 3 erreurs de dépôt les plus fréquentes chez les franchiseurs débutants</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Erreur n°1 : un dépôt de marque trop étroit</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La marque est déposée dans une ou deux classes correspondant à l’activité « du moment ». Puis le réseau s’étend : nouveaux services, formation, e-commerce, application, merchandising… et une partie de l’activité se retrouve <strong>sans protection</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le risque : un tiers peut déposer une marque proche sur les classes non couvertes, créant une zone de conflit. Ce qui paraissait secondaire au démarrage devient, avec la croissance, une brèche exploitable.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Erreur n°2 : la marque déposée au nom du dirigeant (au lieu de la société)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">C’est une erreur courante et structurante : la marque est déposée par le fondateur avant la création de la société franchiseur. Ensuite, c’est la société qui signe le contrat et concède la licence.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette discordance peut :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>fragiliser la cohérence juridique des licences,</li>
<li>compliquer une levée de fonds,</li>
<li>ralentir une cession du réseau,</li>
<li>créer des discussions lourdes en due diligence.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La régularisation est souvent possible, mais elle a un coût, demande de la méthode et doit idéalement être faite <strong>avant</strong> les premières signatures.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Erreur n°3 : aucune surveillance de marque</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Déposer une marque n’est pas suffisant : sans surveillance, vous pouvez découvrir tardivement qu’une marque similaire a été enregistrée alors qu’une action simple (opposition) n’était possible que dans un délai court.</p>
<p style="text-align: justify;">Passé ce délai, les actions deviennent plus longues, plus incertaines et plus coûteuses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> déposer, c’est le début. Surveiller, défendre et adapter à la croissance du réseau, c’est ce qui protège la valeur dans la durée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Au-delà de la marque : savoir-faire, manuel opératoire, charte graphique, outils digitaux</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le savoir-faire : l’actif le plus précieux (et le plus difficile à défendre)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le savoir-faire est le cœur du concept franchisé. Pour être défendable, il doit être <strong>original, substantiel, secret et documenté</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa protection ne repose pas sur un dépôt : elle repose sur sa qualification juridique, sur la <strong>documentation</strong> (manuel opératoire) et sur des <strong>clauses de confidentialité solides</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un savoir-faire mal documenté est un savoir-faire difficile à défendre, notamment si un franchisé sortant réutilise des éléments clés « en les rebaptisant ».</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Charte graphique et identité visuelle : droits d’auteur et dessins &amp; modèles</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Logo, codes visuels, typographies, univers graphique : ces éléments peuvent relever du <strong>droit d’auteur</strong> (si originalité démontrable) et parfois d’un dépôt en <strong>dessins et modèles</strong> pour renforcer la protection.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un réseau, où ces éléments sont déclinés par des dizaines d’unités, la question essentielle est :<br /><strong>qui détient les droits ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avez-vous des cessions claires avec l’agence, le designer, le studio ? Sans cela, l’actif est exploité… mais juridiquement fragile.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Outils numériques, logiciels, bases, noms de domaine</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En 2026, le patrimoine immatériel d’un réseau dépasse largement la marque : applications, plateformes e-learning, logiciels de gestion, base de données, noms de domaine, templates, contenus.</p>
<p style="text-align: justify;">La question clé n’est pas seulement « est-ce protégé ? », mais aussi : <strong>qui est titulaire</strong>, dans quelles conditions, et que prévoit le contrat (prestataire, co-développement, maintenance, réversibilité, licences) ?</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ce que doit contenir un contrat de franchise solide sur le volet propriété intellectuelle</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>1) Identifier précisément les droits concédés</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le contrat doit lister clairement :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>marque(s) (et références d’enregistrement),</li>
<li>périmètre territorial,</li>
<li>durée et conditions,</li>
<li>éléments inclus (charte, contenus, outils),</li>
<li>statut des mises à jour.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>2) Encadrer l’usage de la marque</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le contrat doit prévoir :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>respect strict de la charte,</li>
<li>interdiction de modification des signes distinctifs,</li>
<li>obligation de signalement des atteintes ou copies repérées localement.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>3) Protéger le savoir-faire : confidentialité pendant et après</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La confidentialité doit être précise (périmètre, durée, sanctions). Un simple principe général est rarement suffisant quand survient un litige.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>4) Prévoir les obligations post-contractuelles</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Que se passe-t-il à la fin du contrat ?</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>arrêt immédiat de l’usage de la marque,</li>
<li>restitution et suppression des outils et contenus,</li>
<li>encadrement de la réutilisation des méthodes,</li>
<li>clauses adaptées (non-concurrence, non-affiliation), à calibrer avec prudence et proportionnalité.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> 5) Définir les leviers d’action en cas de violation</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Procédure d’alerte, mesures conservatoires, actions possibles (contrefaçon, concurrence déloyale, atteinte au savoir-faire), délais et modalités : l’objectif est d’éviter l’improvisation au pire moment.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Questions fréquentes des franchiseurs en développement</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Faut-il déposer la marque avant de signer le premier contrat de franchise ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Oui. Idéalement, la marque doit être déposée et la situation sécurisée avant de concéder une licence. Signer sur une marque « fragile » augmente les risques en cas de contestation ultérieure.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Dans quelles classes faut-il déposer la marque d’un réseau ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les classes doivent couvrir l’activité actuelle et les extensions réalistes (formation, digital, services associés, produits dérivés). Une stratégie de dépôt se construit sur le modèle économique du réseau, pas uniquement sur l’activité du jour 1.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le savoir-faire peut-il être protégé comme une marque ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Non. Le savoir-faire ne se dépose pas. Il se protège par sa structuration (secret, documentation) et par des clauses contractuelles robustes, notamment confidentialité et obligations post-contractuelles.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Que faire si un franchisé sortant réutilise le concept ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Tout dépend de la qualité du dispositif : documentation du savoir-faire, clauses, preuves, et réactivité. Un audit en amont facilite une action rapide et crédible si un conflit survient.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Conclusion : la question à se poser maintenant, pas après le premier litige</h2>
<p style="text-align: justify;">Franchise Expo Paris 2026 a fermé ses portes. Beaucoup de franchiseurs vont signer dans les prochaines semaines. La propriété intellectuelle doit être sécurisée <strong>avant</strong> les premières signatures : marque, savoir-faire, identité visuelle, outils digitaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les erreurs de démarrage (dépôt incomplet, marque au mauvais nom, contrat peu précis, savoir-faire non documenté) se paient souvent plus tard — et plus cher — quand le réseau a déjà grandi.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous développez un réseau de franchise et vous souhaitez sécuriser votre modèle avant de recruter vos franchisés ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cabinet Nathalie Matteoda (Paris 8) — Avocate en propriété intellectuelle et droit des réseaux</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>audit du portefeuille de marque (INPI et UE selon votre expansion),</li>
<li>cartographie des actifs immatériels (savoir-faire, charte, contenus, outils),</li>
<li>revue du volet PI du contrat et cohérence avec le DIP,</li>
<li>mise en place d’une stratégie de surveillance et de défense.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Contactez le Cabinet pour un <strong>audit express “PI franchise”</strong> avant vos premières signatures.</p>
<p><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p>Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/reseau-franchise-securise-marque">Vous lancez un réseau de franchise : avez-vous vraiment sécurisé votre marque ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/reseau-franchise-securise-marque/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>IA Générative et Marque : ce que les dirigeants de PME doivent savoir en 2026</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/ia-generative-marque-pme</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/ia-generative-marque-pme#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:53:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3395</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/ia-generative-marque-pme">IA Générative et Marque : ce que les dirigeants de PME doivent savoir en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="et_pb_section et_pb_section_1 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_1">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_1  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_1  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">L’intelligence artificielle générative s’est installée dans les pratiques quotidiennes des entreprises. En 2026, de nombreuses PME utilisent déjà des <strong>outils d’IA</strong> pour créer des <strong>noms de marque, des logos, des slogans, des visuels marketing ou des contenus publicitaires.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce mouvement s’accélère avec l’adoption de solutions accessibles et peu coûteuses. Pourtant, une question juridique majeure demeure : <strong>ces créations sont-elles réellement protégeables ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on déposer une marque créée avec l’IA à l’INPI ?<br />Que se passe-t-il si un concurrent copie le logo ou le nom généré ?<br />Et comment sécuriser juridiquement une identité de marque construite avec ces outils ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les dirigeants de PME, ces questions deviennent stratégiques. Une identité de marque mal protégée peut entraîner une perte d’avantage concurrentiel, des litiges ou des coûts de rebranding.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de cet article est de vous donner une lecture claire et opérationnelle des <strong>enjeux juridiques liés aux marques créées avec l’IA générative en 2026.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Pourquoi 2026 change la donne pour les marques créées avec l’IA ?</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>L’IA générative est devenue un outil courant de branding</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, l’IA intervient dans de nombreuses étapes du branding :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>recherche de noms de marque</li>
<li>création de logos et univers graphiques</li>
<li>génération de slogans</li>
<li>conception de visuels marketing</li>
<li>création de contenus web et publicitaires</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour les PME, ces outils permettent de <strong>réduire les coûts et d’accélérer les cycles de création</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, cette rapidité peut masquer des risques juridiques importants : disponibilité du nom, titularité des droits, reproduction involontaire d’un signe existant ou encore incohérence dans la protection de la marque.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>L’entrée en application progressive de l’AI Act européen</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2025-2026, le règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act) s’applique progressivement dans l’Union européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce texte vise principalement les fournisseurs et les systèmes d’IA, mais il impacte indirectement les entreprises utilisatrices, notamment en matière :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>de <strong>transparence sur les outils utilisés</strong>,</li>
<li>de <strong>gestion des risques liés aux contenus générés</strong>,</li>
<li>de <strong>traçabilité des processus de création</strong>.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour une PME, cela signifie que l’utilisation de l’IA dans la communication et le branding doit désormais s’inscrire dans une <strong>gouvernance plus structurée</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> l’IA facilite la création, mais elle ne remplace pas une stratégie juridique de protection de la marque.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Peut-on déposer une marque créée avec l’IA à l’INPI ?</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le critère essentiel : la distinctivité du signe</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à une idée répandue, l’utilisation d’un outil d’IA n’empêche pas de déposer une marque.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour être enregistrée, une marque doit simplement respecter les critères classiques du droit des marques :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>être <strong>distinctive</strong></li>
<li>être <strong>disponible</strong></li>
<li>ne pas être <strong>trompeuse ou descriptive</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, un nom ou un logo généré par IA peut parfaitement être déposé <strong>si ces conditions sont réunies</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le risque accru de conflits avec des marques existantes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le principal problème vient du mode de fonctionnement des outils d’IA.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces systèmes s’appuient sur d’énormes bases de données et produisent des résultats statistiques proches des tendances du marché. Cela augmente la probabilité que le nom généré soit :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>déjà utilisé par une entreprise</li>
<li>très proche d’une marque existante</li>
<li>descriptif ou générique</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Sans recherche d’antériorités, une PME peut donc choisir un nom séduisant… mais juridiquement fragile.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Logo généré par IA : protection et limites</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un logo généré par IA peut être protégé par :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>le <strong>droit des marques</strong> (si déposé)</li>
<li>éventuellement le <strong>droit d’auteur</strong>, si l’œuvre présente une originalité suffisante</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, si le visuel est trop générique ou proche d’autres créations, sa protection peut être contestée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> l’IA ne bloque pas le dépôt d’une marque, mais elle augmente le risque de créer un signe juridiquement faible.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Qui détient les droits sur un logo ou un visuel généré par IA ?</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>La contribution humaine reste déterminante</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En droit d’auteur, la protection repose sur l’existence d’une création originale reflétant la personnalité de son auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’IA intervient, la question devient : <strong>quelle est la part de création humaine ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Plus l’intervention humaine est importante (brief, choix artistiques, retouches, direction créative), plus la protection est solide.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Les conditions d’utilisation des outils d’IA</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un point souvent négligé concerne les <strong>conditions générales d’utilisation des outils d’IA</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines plateformes prévoient par exemple :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>une licence non exclusive sur les contenus générés</li>
<li>des limitations sectorielles</li>
<li>des exclusions de garantie</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ces éléments peuvent fragiliser la capacité de l’entreprise à revendiquer des droits exclusifs sur son identité visuelle.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le rôle des prestataires et agences</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Lorsque la création est réalisée par une agence ou un freelance utilisant l’IA, la question de la titularité devient essentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Les contrats doivent préciser :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la cession des droits</li>
<li>les garanties contre les atteintes aux droits de tiers</li>
<li>la transparence sur les outils utilisés</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> ce qui compte juridiquement n’est pas l’outil utilisé, mais la <strong>chaîne des droits</strong> et la <strong>traçabilité de la création</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les principaux risques pour une PME qui crée sa marque avec l’IA</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Risque d’opposition lors du dépôt de marque</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Si la marque est trop proche d’un signe existant, son titulaire peut former une opposition devant l’INPI ou l’EUIPO.</p>
<p style="text-align: justify;">La PME peut alors être contrainte de :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>modifier son identité</li>
<li>abandonner le dépôt</li>
<li>engager des frais supplémentaires</li>
</ul>
<h3><strong>Risque de contrefaçon involontaire</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un logo ou un visuel généré par IA peut reproduire des éléments présents dans des œuvres existantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cas, l’entreprise peut être accusée de contrefaçon même si la reproduction est involontaire.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Risque de dilution de la marque</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L’utilisation incohérente d’un nom ou d’un logo sur différents supports peut fragiliser la protection.</p>
<p style="text-align: justify;">Une identité de marque mal structurée devient plus difficile à défendre juridiquement.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Risque de preuve insuffisante</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En cas de litige, l’entreprise doit être capable de prouver :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la date de création</li>
<li>l’usage de la marque</li>
<li>les choix créatifs réalisés</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Sans documentation, cette preuve devient complexe.</p>
<h2 style="text-align: left;">Comment sécuriser une marque créée avec l’IA : la méthode recommandée ?</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Etape 1 : vérifier la disponibilité du signe</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Avant toute communication publique, il est essentiel de réaliser une recherche d’antériorités portant sur :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>les marques enregistrées</li>
<li>les noms de société</li>
<li>les noms de domaine</li>
<li>les usages existants</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Etape 2 : structurer la création de la marque</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il est conseillé de documenter :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>le brief initial</li>
<li>les propositions générées</li>
<li>les versions retenues</li>
<li>les modifications apportées</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Cette traçabilité renforce la preuve en cas de litige.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Etape 3 : déposer la marque rapidement</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le dépôt auprès de l’INPI permet de sécuriser juridiquement le signe et de disposer d’un monopole d’exploitation.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la stratégie de développement, un dépôt peut être envisagé :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>en France</li>
<li>dans l’Union européenne</li>
<li>à l’international</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Etape 4 : encadrer contractuellement les créations</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les relations avec les agences, designers ou freelances doivent prévoir :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la cession des droits</li>
<li>la garantie d’éviction</li>
<li>les modalités d’utilisation des outils d’IA</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> une marque forte repose sur trois piliers : <strong>disponibilité, dépôt, preuve d’usage</strong>.</p>
<h2 style="text-align: left;">Vos questions &#8211; Mes réponses : IA générative et protection de votre marque</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Peut-on déposer un nom de marque proposé par une IA ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Oui. L’important est que le nom soit distinctif et disponible. Une recherche d’antériorités reste indispensable avant le dépôt.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Un logo généré par IA est-il protégé automatiquement ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Non. La protection dépend du droit mobilisé (marque, droit d’auteur) et de la capacité à démontrer l’originalité et la titularité des droits.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Que faire si un concurrent copie un nom ou un logo créé avec l’IA ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il est possible d’agir sur plusieurs fondements juridiques : contrefaçon de marque, concurrence déloyale ou parasitisme selon les cas.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Faut-il éviter l’IA pour créer une marque ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Non. L’IA peut être un outil efficace, à condition que la création et la protection juridique soient correctement encadrées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’accompagnement du Cabinet Nathalie Matteoda expert en <a href="/avocat-droit-marques">droit des marques</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les dirigeants de PME utilisent de plus en plus l’IA pour leur communication et leur branding, souvent sans mesurer les implications juridiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cabinet Nathalie Matteoda accompagne les entreprises pour :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>sécuriser le choix d’un nom de marque</li>
<li>réaliser les recherches d’antériorités</li>
<li>définir une stratégie de dépôt (INPI, UE, international)</li>
<li>encadrer contractuellement les créations réalisées avec l’IA</li>
<li>agir en cas de copie ou de conflit de marque.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, l’intelligence artificielle transforme profondément la manière dont les entreprises créent leur identité de marque.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en matière de propriété intellectuelle, <strong>la rapidité de création ne doit pas faire oublier la rigueur juridique</strong>. Une marque mal sécurisée peut entraîner des litiges, une perte d’avantage concurrentiel ou des coûts de rebranding importants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les PME, la bonne approche consiste à intégrer dès le départ une <strong>stratégie juridique de protection des marques</strong>, compatible avec l’usage des outils d’IA.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous utilisez l’intelligence artificielle pour créer votre identité de marque ou vos contenus marketing ?</p>
<p style="text-align: justify;">Maître Nathalie Matteoda, avocat en propriété intellectuelle à Paris 8, vous accompagne pour <strong>sécuriser juridiquement votre marque, vos créations et vos outils numériques</strong> avant qu’un litige ne survienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/ia-generative-marque-pme">IA Générative et Marque : ce que les dirigeants de PME doivent savoir en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/ia-generative-marque-pme/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La valorisation d’une marque dans une cession d’entreprise : le levier immatériel qui peut changer le prix de vente</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/valorisation-marque-cession-entreprise</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/valorisation-marque-cession-entreprise#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:24:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3382</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/valorisation-marque-cession-entreprise">La valorisation d’une marque dans une cession d’entreprise : le levier immatériel qui peut changer le prix de vente</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_2">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_2  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_2  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Lors d’une cession d’entreprise, les dirigeants de PME raisonnent souvent en priorité sur le chiffre d’affaires, l’EBITDA, l’outil industriel ou le fonds de commerce. Pourtant, <strong>la marque</strong> (nom, logo, signe distinctif) peut représenter une part significative de la valeur et, à l’inverse, devenir un <strong>point de blocage</strong> si elle est mal sécurisée.</p>
<p style="text-align: justify;">A Paris et en Île-de-France comme partout en France, les repreneurs et investisseurs sont de plus en plus attentifs aux <strong>actifs immatériels</strong> : marque(s), logiciels, design, bases de données, savoir-faire. La propriété intellectuelle n’est plus une « formalité » : c’est un <strong>actif économique</strong> et un <strong>risque juridique</strong> à traiter sérieusement avant la signature.</p>
<p style="text-align: justify;">Objectif de cet article : vous donner un cadre clair pour <strong>comprendre pourquoi la marque pèse dans une valorisation</strong>, <strong>identifier les méthodes de valorisation</strong>, <strong>éviter les pièges juridiques fréquents</strong>, et <strong>préparer une cession “clean” côté PI</strong> avec l’appui de Maître Nathalie Matteoda, avocat en propriété intellectuelle à Paris 8.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pourquoi la marque pèse autant dans la valeur d’une entreprise</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>La marque est un actif patrimonial autonome</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Juridiquement, une marque est un droit de propriété intellectuelle qui confère <strong>un monopole d’exploitation</strong>, renouvelable (par périodes de 10 ans), et <strong>cessible</strong>. Elle peut être vendue, apportée, licenciée, voire donnée en garantie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conséquence business :</strong> une marque peut concentrer la valeur créée par l’entreprise (notoriété, confiance, préférence client, capacité à vendre plus cher, capacité à se développer). Lors d’une cession, elle peut donc faire basculer la discussion du “prix” vers la “valeur”.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Une marque peut avoir une valeur même sans exploitation immédiate</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Point souvent contre-intuitif : une marque peut conserver une valeur <strong>même si elle est peu exploitée</strong> (ou exploitée de manière irrégulière), parce que l’enregistrement confère un droit exclusif et un potentiel de revenus futurs (licences, extension de gamme, internationalisation).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attention :</strong> ce potentiel n’efface pas les risques (déchéance pour non-usage, conflits, fragilités du dépôt). Il doit être documenté et sécurisé.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>La structure de l’opération change la logique de valorisation</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La marque ne se valorise pas de la même façon selon que vous réalisez :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>une <strong>cession de la marque seule</strong>,</li>
<li>une <strong>cession du fonds de commerce</strong>,</li>
<li>une <strong>cession des titres</strong> (cession de société).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Chaque option entraîne des effets pratiques (périmètre transféré, garanties, formalités, fiscalité) et influence la manière dont la marque “pèse” dans le prix final.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comment valoriser une marque dans une cession : 3 approches utilisées</h2>
<p style="text-align: justify;">Il n’existe pas une méthode unique. En pratique, on combine souvent plusieurs approches pour construire une valorisation cohérente et défendable.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>1) L’approche par les revenus (logique “royalties / cash-flows”)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La valeur repose sur les revenus futurs attribuables à la marque : redevances de licence (réelles ou théoriques), chiffre d’affaires “porté” par la marque, marge liée à la notoriété. Les flux futurs sont ensuite <strong>actualisés</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> c’est une méthode utile lorsque la marque est réellement un moteur commercial (effet “pricing”, réachat, communauté, distribution).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>2) L’approche par comparaison (marché / transactions)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">On compare avec des cessions de marques similaires et/ou des <strong>taux de royalties</strong> observés dans le secteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> pertinente si votre secteur est “lisible” (références disponibles) et si vous pouvez justifier la comparabilité (marché, maturité, canaux, territoires).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>3) L’approche patrimoniale (coûts &amp; investissements)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La valeur peut intégrer les investissements marketing, le coût de création, la notoriété acquise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A retenir :</strong> utile pour “raconter” l’effort d’édification de l’actif, mais rarement suffisante seule. Une marque vaut surtout par ce qu’elle permet de générer (ou d’empêcher aux autres de capter).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les risques juridiques fréquents qui font baisser le prix (ou bloquent la cession)</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Titularité : la marque n’appartient pas à la “bonne” entité</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Cas classique : la marque est déposée au nom du dirigeant, ou détenue par une autre société du groupe. Résultat : <strong>la cession peut être bloquée</strong> ou nécessiter une restructuration préalable (cession intragroupe, apport, licence, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Réflexe dirigeant :</strong> avant toute négociation, vérifiez qui est titulaire (INPI / EUIPO / OMPI selon le périmètre) et alignez la marque avec le périmètre vendu.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Absence d’audit PI : validité, litiges, licences… rien n’est cadré</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Avant une cession, il faut vérifier la validité de la marque, l’absence de litige, l’existence de licences.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans audit, vous vous exposez à :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>des demandes d’ajustement du prix (earn-out, retenues, escrow),</li>
<li>des garanties plus lourdes,</li>
<li>des conditions suspensives supplémentaires,</li>
<li>voire un abandon de l’opération si le risque est jugé trop élevé.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Prix de cession mal justifié : risque de contestation fiscale</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Une marque cédée à un prix trop faible (ou incohérent) peut être contestée, avec un risque de redressement ou de requalification.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En pratique :</strong> il ne s’agit pas de “gonfler” artificiellement, mais de pouvoir <strong>expliquer</strong> et <strong>documenter</strong> la valeur : logique économique, périmètre, preuves d’exploitation, comparables, cohérence avec l’opération.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ce qu’un repreneur/investisseur attend : un dossier PI “prêt data room”</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>1) Une cartographie claire des actifs immatériels</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la marque, les dirigeants doivent identifier les actifs immatériels : marques, logiciels, design, bases de données, savoir-faire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Objectif :</strong> montrer que l’entreprise maîtrise ce qui crée sa différenciation (et que ce qui est vendu correspond à ce qui est exploité).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>2) Une preuve de “contrôle” : contrats, licences, chaîne des droits</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans une cession, la marque ne vit pas seule. Elle interagit avec :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>contrats de distribution / licence,</li>
<li>contrats prestataires (création, design, marketing),</li>
<li>clauses d’usage (charte, guidelines),</li>
<li>noms de domaine, réseaux sociaux, marketplaces,</li>
<li>contentieux et antériorités.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Plus votre chaîne des droits est claire, plus la valorisation est crédible.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>3) Une capacité d’anticipation : risques identifiés, plan de remédiation prêt</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les meilleurs dossiers ne prétendent pas être “sans risque”. Ils montrent :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>les points faibles,</li>
<li>les actions correctrices engagées,</li>
<li>les délais réalistes,</li>
<li>et l’impact estimé sur l’opération.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Checklist dirigeants PME : sécuriser la marque avant une cession</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Etape 1 : Audit PI avant la cession</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Réaliser un audit de propriété intellectuelle avant la cession. <br />Inclure : validité, titularité, classes/territoires, usage, oppositions/litiges, licences, cohérence marque et activité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Etape 2 : Titularité : aligner l’actif avec l’entité vendue</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vérifier la titularité et corriger si nécessaire (cession, apport, réorganisation).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Etape 3 : Documenter la valeur économique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Documenter la valeur économique de la marque : rôle dans les ventes, dans la marge, dans l’acquisition client, dans la distribution, dans l’export.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Etape 4 : Préparer les éléments “data room”</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Regrouper : certificats, preuves d’usage, contrats liés, licences, chartes, décisions/risques, actions de défense, historique des dépôts.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>L’accompagnement de Maître Nathalie Matteoda (Paris 8) : Propriété intellectuelle, stratégie et sécurisation des opérations</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span>Le Cabinet Nathalie Matteoda aide les entreprises et les dirigeants à adopter une approche orientée business : la PI comme levier de performance et de sécurisation des opérations (cession, croissance, franchise, digital).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>L’objectif est d’éviter les angles morts et de rendre l’actif compréhensible, défendable et valorisable.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, l’accompagnement peut inclure :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>audit propriété intellectuelle pré-cession</strong> et cartographie des risques,</li>
<li>recommandations de structuration (titularité, licences, cohérence périmètre vendu),</li>
<li>préparation des éléments clés pour la <strong>data room</strong>,</li>
<li>stratégie de preuve et de défense (en amont et en cas de litige),</li>
<li>articulation avec les autres actifs immatériels (logiciels, design, bases de données, savoir-faire).</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Valorisation d’une marque et cession d’entreprise : Vos questions – Mes Réponses</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Une marque “peu exploitée” a-t-elle vraiment de la valeur ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Elle peut en avoir, car l’enregistrement confère un droit exclusif et un potentiel de revenus futurs. Mais l’absence d’exploitation augmente les risques (notamment de fragilisation) et doit être analysée au cas par cas.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi la titularité est-elle un point bloquant en cession ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Si la marque est détenue par une autre personne/entité (dirigeant, holding, autre filiale), l’acheteur ne récupère pas automatiquement le droit. Il faut alors restructurer ou contractualiser, ce qui impacte calendrier, garanties et prix.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Quels sont les “red flags” PI qui font baisser le prix ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Typiquement : absence d’audit, marque non alignée avec l’entité cédée, litiges ou risques d’opposition, licences mal cadrées, preuve d’usage insuffisante, portefeuille incohérent.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Comment rendre une valorisation “défendable” ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En combinant une logique économique (revenus/royalties, comparables, investissements) avec un dossier juridique solide (validité, titularité, périmètre, contrats, preuves).</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, une entreprise ne se valorise plus uniquement sur ses actifs matériels : <strong>les actifs immatériels, et la marque en premier lieu, pèsent directement dans le prix, la négociation et la sécurité juridique de la cession</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous préparez une cession (ou une levée) et vous voulez éviter une décote “PI” de dernière minute ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Contactez <strong>Maître Nathalie Matteoda, avocat en propriété intellectuelle à Paris 8</strong>, pour un <strong>audit express “marque et actifs immatériels”</strong> et une feuille de route de sécurisation (titularité, preuves, contrats, portefeuille, data room) avant entrée en négociation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/valorisation-marque-cession-entreprise">La valorisation d’une marque dans une cession d’entreprise : le levier immatériel qui peut changer le prix de vente</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/valorisation-marque-cession-entreprise/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marketplaces et contrefaçon : comment utiliser le DSA dans une stratégie anti-copies</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/marketplaces-contrefacon-comment-utiliser-dsa-strategie-anti-copies</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/marketplaces-contrefacon-comment-utiliser-dsa-strategie-anti-copies#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 12:46:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3364</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/marketplaces-contrefacon-comment-utiliser-dsa-strategie-anti-copies">Marketplaces et contrefaçon : comment utiliser le DSA dans une stratégie anti-copies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_3">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_3  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_3  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Les marketplaces sont devenues un canal majeur de diffusion de copies : vendeurs éphémères, réapparitions rapides, dilution des responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Digital Services Act (DSA)</strong> vous donne une <strong>méthode opérationnelle</strong> pour obtenir des retraits plus rapides, mieux documentés, et pour <strong>remonter vers les vendeurs</strong> (traçabilité/KYBC), à condition de construire des signalements solides et pilotés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif : <strong>éviter le “tir en l’air”</strong>, réduire le taux de réapparition et préparer une escalade (plateforme : judiciaire et douanes) quand c’est nécessaire.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ce que le DSA change concrètement pour la lutte anti-contrefaçon</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le “notice et action” devient votre point d’entrée standard</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le DSA impose aux plateformes des mécanismes <strong>accessibles et utilisables</strong> pour signaler des contenus, annonces illicites (dont la contrefaçon) et un traitement plus structuré des décisions de modération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Implication pratique :</strong> votre efficacité dépend moins du “nombre de signalements” que de la <strong>qualité du dossier</strong> (preuves + droits + URL + argumentaire).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Une logique de “traçabilité des vendeurs” (KYBC) utile contre les vendeurs fantômes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le DSA renforce l’obligation de “Know Your Business Customer” sur les marketplaces : collecte et vérification d’informations sur les vendeurs, pour dissuader les acteurs non conformes et faciliter l’identification et traçabilité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Implication pratique :</strong> vous pouvez orienter vos demandes vers :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la <strong>récidive</strong> (compte vendeur)</li>
<li>les <strong>clusters</strong> (mêmes éléments de paiement et coordonnées)</li>
<li>la <strong>suspension</strong> d’acteurs multipliant les annonces litigieuses.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Des décisions plus “auditables” (et des engagements sous contrôle)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le cadre DSA pousse à plus de transparence et à des mécanismes de recours internes. La Commission a par exemple rendu <strong>contraignants</strong> des engagements d’AliExpress sur des sujets directement liés à l’anti-illicite : notice &amp; action, réclamations, traçabilité vendeurs, etc.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Construire un dossier efficace (la différence entre retrait et “refus standard”)</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>La check-list “dossier” (à produire avant tout signalement)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour chaque annonce litigieuse, préparez un <strong>pack minimal</strong> :</p>
<p><strong>Vos droits</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Marque (certificat / n°, classes, territoires) via INPI / EUIPO si besoin</li>
<li>Dessins &amp; modèles (n°, vues déposées)</li>
<li>Droit d’auteur (éléments originaux et preuves d’antériorité)</li>
</ul>
<p><strong style="font-size: 15px;">Les preuves</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>URL(s) exactes et identifiant annonce et identifiant vendeur</li>
<li>Captures <strong>horodatées</strong> (page produit, prix, photos, description, vendeur, livraison)</li>
<li>Éléments comparatifs : visuels officiels vs annonce, packaging, points de différence/identité</li>
<li>Si possible : <strong>achat test</strong> (facture, colis, photos, vidéo d’ouverture)</li>
</ul>
<p><strong>La qualification juridique</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Sur quel fondement l’annonce est illicite : <strong>contrefaçon de marque</strong>, copie de design, parasitisme, publicité trompeuse, etc.</li>
<li>Pourquoi : risque de confusion et reprise d’éléments distinctifs et reproduction servile, etc.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Rédiger une notification “DSA-compatible” (précise, factuelle, actionnable)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Votre signalement doit permettre à une équipe plateforme (souvent non-juriste) de décider vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Incluez systématiquement :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Ce que vous demandez</strong> : retrait de l’annonce et déréférencement des variantes et désactivation du vendeur si récidive</li>
<li><strong>Pourquoi</strong> (en 6–10 lignes max) : “la photo montre X ; notre marque Y est apposée ; nos références officielles ; confusion”</li>
<li><strong>Pièces</strong> : certificat marque et dépôt et preuve usage ; comparatif visuel ; captures horodatées</li>
<li><strong>Périmètre</strong> : liste d’URL (pas une seule si 15 annonces existent)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>A éviter :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>des accusations générales (“ils copient tout”)</li>
<li>des avis non prouvés (“c’est forcément une contrefaçon”) sans éléments objectifs</li>
<li>des demandes trop larges sans URL (la plateforme ne traitera pas)</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Traiter la réapparition comme un sujet “process”, pas un incident</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La réapparition est normale. Votre dossier doit intégrer :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>un <strong>identifiant vendeur</strong> et son historique,</li>
<li>un <strong>fingerprint produit</strong> (photos, titres, SKU, prix, caractéristiques),</li>
<li>un suivi des “reposts” pour démontrer la récidive.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Escalades : vendeur → plateforme → judiciaire et douanes</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Niveau 1 : vendeur (utile, mais rarement suffisant)</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Message au vendeur via la messagerie : demande de retrait, rappel des droits, demande d’origine (factures).</li>
<li>Gardez tout : cela nourrit la preuve de mauvaise foi.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Niveau 2 : plateforme (optimiser la voie DSA)</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Signalement structuré et pièces</li>
<li>Recours interne si rejet et inaction (quand disponible)</li>
<li>Prioriser les annonces à <strong>fort impact</strong> (ventes, publicité, best-sellers)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les autorités soulignent que le DSA vise notamment à empêcher la vente de biens illégaux et impose des mécanismes de notice-and-action et de plainte, plus des obligations KYBC.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Niveau 3 : judiciaire et douanes (quand le ROI le justifie)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Quand vous avez :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>des volumes significatifs,</li>
<li>un risque sécurité/consommateur,</li>
<li>de la récidive organisée,</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">alors vous passez à :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>référé</strong> (urgence : cessation rapide) si les conditions sont réunies,</li>
<li>action au fond (contrefaçon et concurrence déloyale),</li>
<li><strong>douanes</strong> (retenue, destruction, ciblage), selon votre stratégie et vos droits.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil de l’UE insiste sur la priorité d’enforcement des règles visant les marketplaces et sur l’importance de la traçabilité, KYBC dans la lutte contre les biens illicites.</p>
<h2 style="text-align: justify;">KPI de pilotage (pour industrialiser votre anti-copies)</h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Suivez 5 indicateurs simples :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Délai médian de retrait</strong> (heures/jours)</li>
<li><strong>Taux d’acceptation</strong> de vos signalements (%)</li>
<li><strong>Taux de réapparition</strong> à 7/30 jours (%)</li>
<li><strong>Concentration vendeurs</strong> (top 10 vendeurs = X% des annonces)</li>
<li><strong>Coût par retrait utile</strong> (temps et prestataires et achats tests)</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><strong>Objectif réaliste :</strong> réduire la réapparition en passant d’une logique “URL par URL” à une logique “vendeur et cluster et récidive”.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Réponse à vos questions sur le DSA</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Puis-je demander le retrait si je n’ai pas encore déposé ma marque ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Oui, parfois (droit d’auteur, concurrence déloyale, usage antérieur), mais la <strong>preuve</strong> et la lisibilité du dossier sont souvent moins fortes qu’avec un titre (marque/design). Un audit rapide permet de choisir le meilleur fondement.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le DSA garantit-il un retrait immédiat ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Non. Il crée un <strong>cadre</strong> et des <strong>obligations de moyens/process</strong>. La vitesse dépend surtout de la qualité de votre notification et du niveau de risque et évidence.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Que faire si la plateforme refuse en disant que ce n’est pas clair ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Reformulez en <strong>factuel</strong> : droits et visuels comparatifs et URLs et explication courte du risque de confusion et achat test si possible. Puis utilisez la voie de recours interne si disponible.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Comment traiter les vendeurs qui reviennent sans cesse ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Documentez la <strong>récidive</strong>, regroupez les URLs, demandez une action au niveau du <strong>compte vendeur</strong> (et non uniquement des annonces), et préparez une escalade judiciaire, douanes si l’impact économique le justifie.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Audit express “DSA anti-copies”</h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Si vous faites face à des annonces contrefaisantes sur marketplace, l’approche la plus efficace est d’aligner <strong>droits et preuves et process DSA et escalade</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cabinet Nathalie Matteoda vous propose un <strong>audit express</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>cartographie des copies</li>
<li>pack de preuve &amp; modèles de signalement</li>
<li>plan 72h + KPI de suivi</li>
<li>stratégie d’escalade (plateforme/judiciaire/douanes) adaptée à vos enjeux 2026.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>En pratique : un bon signalement DSA = plus de retraits, moins de réapparitions.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vous subissez des copies sur une marketplace et vous voulez une stratégie anti-copies efficace (takedown + récidive + action vendeur) ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contactez le Cabinet d’avocat Nathalie Matteoda (Paris), expert en PI, pour un audit express et un plan d’action.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/marketplaces-contrefacon-comment-utiliser-dsa-strategie-anti-copies">Marketplaces et contrefaçon : comment utiliser le DSA dans une stratégie anti-copies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/marketplaces-contrefacon-comment-utiliser-dsa-strategie-anti-copies/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DIP : intégrer correctement les actifs PI du réseau de franchise</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/dip-integrer-correctement-actifs-pi-reseau-franchise</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/dip-integrer-correctement-actifs-pi-reseau-franchise#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 18:07:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3353</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/dip-integrer-correctement-actifs-pi-reseau-franchise">DIP : intégrer correctement les actifs PI du réseau de franchise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_4">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_4  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_4  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Le document d’information précontractuelle (DIP) est la première pièce structurante d’un projet de franchise.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est aussi, très souvent, le moment où se cristallisent les incompréhensions : que comprend exactement le “concept” ? Qu’est-ce qui est réellement mis à disposition du franchisé ? Qui détient quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une grande majorité de réseaux, la valeur n’est pas seulement dans une méthode commerciale : elle est dans des <strong>actifs de propriété intellectuelle</strong> (PI) : <strong>marque</strong>, <strong>charte graphique</strong>, <strong>manuels</strong>, <strong>contenus marketing</strong>, <strong>outils digitaux</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque ces actifs sont mal traités dans le DIP, le risque est double : <strong>fragiliser la conformité</strong> et <strong>ouvrir la voie à des litiges</strong> (sur l’usage des signes, la réalité du savoir-faire, la portée des licences, ou la restitution en fin de contrat).</p>
<p style="text-align: justify;">Cet article propose une approche opérationnelle pour renforcer un DIP en y traitant la PI de façon robuste, avec une règle simple : <strong>tout ce qui est “promis” doit être lisible, vérifiable, et cohérent avec le contrat de franchise</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>DIP : ce qui doit être clair pour éviter les angles morts (focus PI)</strong></h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi la PI doit être traitée “comme un actif central”</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En franchise, la PI est souvent au cœur de l’adhésion du franchisé :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>La marque</strong> attire le client, soutient la notoriété et sécurise l’investissement local.</li>
<li><strong>L’identité visuelle</strong> (logo, charte, univers) uniformise l’image du réseau.</li>
<li><strong>Les contenus</strong> (photos, vidéos, textes, templates, campagnes) accélèrent le déploiement marketing.</li>
<li><strong>Les outils</strong> (CRM, prise de rendez-vous, e-learning, outils métier) standardisent les process et la qualité.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Si le DIP ne permet pas de comprendre <strong>ce qui est fourni</strong>, <strong>ce qui est autorisé</strong>, et <strong>ce qui est interdit</strong>, la relation démarre avec des zones grises. Or, ces zones grises se payent souvent plus tard : conflits sur la communication locale, sur les réseaux sociaux, sur l’e-commerce, ou sur la restitution des supports en fin de contrat.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Les erreurs fréquentes qui fragilisent la conformité (et génèrent des litiges)</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">On retrouve régulièrement quatre erreurs “classiques” :</p>
<h3><strong>Titularité mal sécurisée</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Marque déposée au nom d’un dirigeant, d’une holding, ou d’une société sœur, sans preuve claire que le franchiseur peut concéder une licence.</li>
<li>Nom de domaine ou comptes réseaux sociaux détenus par une personne physique ou un prestataire.</li>
</ul>
<h3><strong>Licence floue</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Absence de précision sur le <strong>territoire</strong>, la <strong>durée</strong>, les <strong>canaux</strong> (site local, réseaux sociaux, publicité, marketplaces).</li>
<li>Confusion entre “droit d’utiliser la marque” et “droit d’exploiter des contenus marketing”.</li>
</ul>
<h3><strong>Outils et contenus présentés comme un “pack”, sans cadre</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Logiciels SaaS non transférables, restrictions d’usage non anticipées, absence de clauses de réversibilité.</li>
<li>Contenus créés par une agence, mais sans cession/licence correctement obtenue.</li>
</ul>
<h3><strong>Savoir-faire et secret mal protégés</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>DIP trop bavard (divulgation) ou trop vague (absence de substance).</li>
<li>Manuels et process présentés, mais sans organisation de confidentialité ni preuve d’existence.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>La règle de cohérence DIP ↔ contrat (et annexes)</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Un DIP robuste n’est pas un DIP “long”. C’est un DIP <strong>cohérent</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Ce qui est annoncé doit être <strong>retrouvé dans le contrat</strong> (ou renvoyé vers des annexes identifiables).</li>
<li>Les éléments essentiels (marque, licence, charte, outils, contenus, manuels) doivent être présentés de manière <strong>compréhensible</strong> pour un candidat franchisé, sans contradiction avec les clauses contractuelles.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En pratique : si le DIP évoque un “pack marketing clé en main”, mais que le contrat prévoit uniquement l’autorisation d’utiliser la marque sans mise à disposition de contenus, le risque de contestation est évident.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Marque &amp; licences : qui est titulaire, qui peut sous-licencier, quels usages</strong></h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Titularité et disponibilité : le socle</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Avant même de parler de licence, le DIP doit être solide sur trois points :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Qui est titulaire</strong> de la marque (et des signes associés) ?</li>
<li><strong>Quel est le statut</strong> : marque enregistrée, dépôt en cours, oppositions, limitations, coexistences ?</li>
<li><strong>Quel est le périmètre</strong> : France, Union européenne, international — et cohérence avec la stratégie de développement du réseau.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Côté franchisé, c’est une vérification essentielle : si la marque est fragile ou mal détenue, l’actif principal du réseau l’est aussi.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Décrire la licence de marque dans le DIP de façon exploitable</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Une licence de marque “compréhensible” dans le DIP doit préciser au minimum :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>La durée</strong>
<ul>
<li>Alignement sur la durée du contrat.</li>
<li>Règles de fin de contrat : retrait des signes, délais de “débranding”, gestion des supports.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Le territoire</strong>
<ul>
<li>Zone d’exclusivité / zone de chalandise.</li>
<li>Attention aux usages digitaux : un site web ou des campagnes peuvent dépasser la zone locale.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Les canaux autorisés</strong>
<ul>
<li>Enseigne, supports imprimés, PLV.</li>
<li>Site local, pages réseaux sociaux, publicité en ligne, plateformes de prise de RDV.</li>
<li>Cas spécifiques : e-commerce, click &amp; collect, marketplaces.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Les conditions de conformité</strong>
<ul>
<li>Respect de la charte.</li>
<li>Procédure de validation (certaines campagnes, visuels, partenariats).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>L’objectif : éviter les débats futurs du type “je pensais pouvoir faire de la pub nationale” ou “je pensais pouvoir ouvrir une boutique en ligne indépendante”.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Sous-licences et marques “dans la marque”</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Deux zones de risque sont fréquentes :</p>
<h3><strong>Le franchiseur n’est pas titulaire</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Marque au nom d’une holding, d’un fondateur, d’une société du groupe.</li>
<li>Il faut alors sécuriser la <strong>chaîne de droits</strong> : le franchiseur doit être habilité à concéder (ou sous-concéder) la marque aux franchisés.</li>
</ul>
<h3><strong>Les signes multiples</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Logo, signature, slogan, marques produits, noms de gammes.</li>
<li>Le DIP doit éviter l’implicite : si certains signes ne sont pas inclus, il faut le dire ; s’ils sont inclus, il faut cadrer les usages.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Charte graphique, templates, contenus, outils : formaliser la “boîte à outils”</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Dans les réseaux “modernes”, l’actif n’est plus seulement la marque : c’est un ensemble de ressources.</p>
<p style="text-align: justify;">Le DIP peut utilement <strong>décrire</strong> (sans surcharger) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Charte graphique</strong> : règles d’utilisation, interdictions (modifications, déclinaisons non validées).</li>
<li><strong>Templates</strong> : posts, stories, flyers, newsletters, visuels saisonniers.</li>
<li><strong>Bibliothèque de contenus</strong> : photos, vidéos, textes, accroches, scripts, kits de lancement.</li>
<li><strong>Outils digitaux</strong> : CRM, plateforme de réservation, outils métier, e-learning.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Point clé : ces ressources ont souvent une <strong>provenance</strong> (agence, prestataire, banque d’images, logiciel). Le réseau doit être en mesure de démontrer qu’il a le <strong>droit de les fournir</strong> et d’en autoriser l’usage aux franchisés.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Restrictions d’usage : prévenir les dérives (et protéger la marque)</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Un DIP robuste doit éviter la surprise sur les restrictions, notamment :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Publicité digitale</strong> (Google Ads, social ads) : mots-clés interdits ? règles de ciblage ? interdiction d’achat du nom du réseau par le franchisé ?</li>
<li><strong>Réseaux sociaux</strong> : règles de modération, prises de parole, “tone of voice”, gestion des avis.</li>
<li><strong>Partenariats locaux</strong> : compatibilité avec l’image de la marque.</li>
<li><strong>Marketplaces / comparateurs</strong> : autorisés ou non, conditions d’usage.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ces restrictions ne sont pas une “punition” : elles protègent l’uniformité du réseau et évitent des risques juridiques (concurrence interne, communication trompeuse, atteinte à la marque).</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Savoir-faire &amp; secret des affaires : protéger la substance du concept</strong></h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Savoir-faire : ce qu’il faut définir (sans tout dévoiler)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le DIP doit permettre au candidat franchisé de comprendre la <strong>réalité du savoir-faire</strong> sans que le réseau s’auto-fragilise par une divulgation excessive.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon équilibre :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Expliquer la nature du savoir-faire : méthodes, standards, organisation, process, parcours client, formation, pilotage.</li>
<li>Éviter les affirmations creuses : “concept unique” sans éléments tangibles.</li>
<li>Protéger la substance : ce qui relève du détail opérationnel doit être encadré par la confidentialité et, souvent, remis après engagement.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Manuels opératoires, process, formations : droits et accès</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les manuels, formations, supports internes ont une valeur juridique et économique. Il faut clarifier :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Qui détient les droits sur les manuels et contenus (créés en interne ? par une agence ? par des formateurs externes ?).</li>
<li>Comment le franchisé y accède (plateforme, mises à jour, versions).</li>
<li>Ce qui se passe en fin de contrat : restitution, suppression d’accès, interdiction d’usage hors réseau.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le point sensible : si le réseau ne détient pas correctement les droits sur ses propres supports (ou n’a pas obtenu les autorisations des prestataires), il peut perdre la maîtrise de son actif.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Secret des affaires : sécurisation et preuves</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Protéger le secret des affaires est une démarche pratique :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Accès limité (droits d’accès, profils utilisateurs).</li>
<li>Traçabilité (journalisation, comptes nominatifs).</li>
<li>Clauses de confidentialité et de non-usage.</li>
<li>Marquage documentaire (versions, diffusion contrôlée).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En cas de litige, la capacité à démontrer des “mesures raisonnables de protection” est déterminante.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Annexes et preuves : ce qu’il faut pouvoir produire en cas de litige</strong></h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le “pack de preuve” PI à préparer</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour un franchiseur, une stratégie PI sérieuse implique d’anticiper la preuve :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Extraits officiels (dépôts/renouvellements) pour les marques et, si pertinent, dessins &amp; modèles.</li>
<li>Contrats de cession/licence (fondateur → société, groupe → franchiseur).</li>
<li>Licences de contenus tiers : banques d’images, musique, logiciels, droits d’usage d’agences.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ce “pack” ne doit pas forcément être annexé intégralement au DIP, mais il doit exister et être accessible en cas de contestation.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Annexes utiles au DIP (sans le transformer en contrat de 200 pages)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le bon compromis : des annexes “fonctionnelles” :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Liste des signes distinctifs et périmètre d’usage.</li>
<li>Charte graphique (version référence).</li>
<li>Inventaire des contenus fournis (bibliothèque / templates).</li>
<li>Liste des outils et modalités (accès, coûts, conditions, réversibilité).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Objectif : que le candidat franchisé sache <strong>ce qu’il obtient</strong> et <strong>sous quelles conditions</strong>, sans ambiguïté.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Alignement DIP / contrat / manuel : points de contrôle</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Trois contrôles concrets :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Promesse</strong> : ce que le DIP présente comme mis à disposition.</li>
<li><strong>Garantie contractuelle</strong> : ce que le contrat autorise et encadre.</li>
<li><strong>Réalité opérationnelle</strong> : ce qui est effectivement remis et mis à jour.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Et, en fin de contrat :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Retrait des signes.</li>
<li>Restitution/suppression d’accès aux outils.</li>
<li>Gestion des contenus et supports locaux.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Checklist opérationnelle : sécuriser la PI dans le DIP</strong></h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Checklist franchiseur :</strong></h3>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Titularité des marques et signes prouvée</li>
<li>Chaîne de droits sécurisée (cession/sous-licence)</li>
<li>Licence décrite : durée, territoire, canaux</li>
<li>Charte graphique encadrée (usage/interdictions)</li>
<li>Inventaire des contenus fournis + droits associés</li>
<li>Outils digitaux cadrés : accès, coûts, réversibilité</li>
<li>Règles de communication locale (web, ads, social)</li>
<li>Savoir-faire décrit avec substance, sans divulgation excessive</li>
<li>Confidentialité/secret des affaires organisés et traçables</li>
<li>Cohérence DIP ↔ contrat ↔ annexes ↔ pratiques réelles</li>
</ol>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Checklist franchisé : </strong></h3>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Vérifier le titulaire réel des marques et signes</li>
<li>Comprendre les restrictions web/réseaux sociaux/e-commerce</li>
<li>Identifier ce qui est fourni vs optionnel vs facturé</li>
<li>Vérifier la légitimité des contenus et outils (droits, licences)</li>
<li>Anticiper les obligations de “débranding” en fin de contrat</li>
<li>Vérifier la réversibilité des outils et la récupération des données</li>
<li>Faire analyser la cohérence DIP/contrat sur les points PI clés</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">En franchise, la propriété intellectuelle n’est pas un détail : c’est l’ossature du réseau. Un DIP efficace doit rendre la PI <strong>compréhensible</strong>, <strong>vérifiable</strong>, et <strong>cohérente</strong> avec le contrat. C’est ce qui sécurise à la fois la conformité, la confiance du candidat franchisé, et la capacité du réseau à se développer sans litiges récurrents.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous souhaitez <strong>sécuriser votre DIP</strong> ou <strong>vérifier la PI avant signature</strong> ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous propose un <strong>audit express “DIP &amp; PI”</strong> : titularité des marques, périmètre des licences (dont digital), charte et contenus fournis, outils et réversibilité, cohérence DIP contrat et constitution d’un <strong>pack de preuves</strong> mobilisable en cas de litige.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maître Nathalie Matteoda : Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/dip-integrer-correctement-actifs-pi-reseau-franchise">DIP : intégrer correctement les actifs PI du réseau de franchise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/dip-integrer-correctement-actifs-pi-reseau-franchise/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Deepfakes (voix, image, identité) : que faire si on usurpe votre marque ou vos contenus en 2026 ?</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/deepfakes-marque-contenus-2026</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/deepfakes-marque-contenus-2026#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 13:58:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3342</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/deepfakes-marque-contenus-2026">Deepfakes (voix, image, identité) : que faire si on usurpe votre marque ou vos contenus en 2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_5 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_5">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_5  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_5  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Un deepfake peut imiter votre visage, votre voix ou votre identité de marque en quelques minutes : fausse publicité, faux dirigeant “qui parle”, faux compte LinkedIn, faux entretien RH, vidéo compromettante, campagne de dénigrement…</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous agissez vite (preuve + signalement + stratégie juridique), vous pouvez limiter l’impact et accélérer le retrait.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les risques concrets en 2026</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Publicité et “fausses endorsements”</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Vidéos/voix “qui recommandent” un produit ou un service sans autorisation</li>
<li>Faux témoignages clients, fausses interviews presse</li>
<li>Publicités sponsorisées renvoyant vers un site frauduleux (phishing / contrefaçon)</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Recrutement et fraude interne (CEO fraud 2.0)</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Appels vocaux usurpant un dirigeant pour déclencher un virement</li>
<li>Faux process RH : “entretien”, collecte de pièces d’identité, coordonnées bancaires</li>
<li>Faux briefs envoyés aux équipes ou prestataires</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>E-réputation, faux comptes et dénigrement</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Faux profils sur réseaux sociaux</li>
<li>“Bad buzz” artificiel (vidéo manipulée, citations inventées)</li>
<li>Détournement de contenus (podcasts, vidéos, conférences)</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Fondements juridiques mobilisables (selon le scénario)</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>1) Droit à l’image, vie privée… et protection de la voix</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le droit à l’image découle du respect de la vie privée (article 9 du Code civil) et permet d’agir en cas de diffusion non autorisée de votre image (et, en pratique, de votre voix/identité lorsqu’elle est exploitable et rattachable à votre personne).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>2) Pénal : “montage” / contenu truqué (dont deepfakes)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le Code pénal réprime certains montages réalisés sans consentement, notamment lorsqu’ils présentent un caractère sexuel, y compris lorsque l’image a été générée ou modifiée par traitement algorithmique (ce qui couvre les scénarios de deepfakes).<br />Selon les cas, d’autres qualifications peuvent être pertinentes (usurpation d’identité numérique, escroquerie, chantage, etc.).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>3) Marques, parasitisme, concurrence déloyale</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Si votre nom, logo, slogan, charte ou “codes” sont repris pour faire croire à une affiliation :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>contrefaçon de marque</strong> (si dépôt et usage dans la vie des affaires)</li>
<li><strong>concurrence déloyale / parasitisme</strong> (même sans marque, selon les faits)</li>
<li><strong>dénigrement</strong> (si deepfake utilisé pour vous nuire commercialement)</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>4) Plateformes : signalements structurés (DSA) + procédures internes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Au niveau UE, le <strong>Digital Services Act</strong> impose des mécanismes de “notice &amp; action” (notification et action) aux services d’hébergement et plateformes : vous pouvez exiger le traitement diligent d’un signalement suffisamment précis et étayé.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>5) Transparence IA : obligation d’indiquer les deepfakes (AI Act)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Règlement IA (AI Act)</strong> vise aussi la transparence : certains acteurs doivent indiquer que le contenu (audio/vidéo/image) a été artificiellement généré/manipulé lorsqu’il s’agit d’un deepfake, avec des exceptions encadrées (par exemple usages légitimes de type satire, etc.).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Preuves utiles (avant toute escalade)</h2>
<p style="text-align: justify;">Objectif : <strong>prouver vite, sans vous mettre en risque</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Captures horodatées et archivage</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>URL + captures écran complètes (post, profil, commentaires, sponsorisation)</li>
<li>téléchargement de la vidéo/audio quand c’est possible légalement</li>
<li>éléments de contexte : date/heure, compte source, nombre de vues, liens</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Constat (commissaire de justice) si enjeu élevé</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En cas d’impact fort (marque, dirigeant, campagne publicitaire, préjudice commercial), le constat renforce la solidité du dossier.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Traçabilité “marque &amp; identité”</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>preuves de vos droits : dépôts INPI/EUIPO, noms de domaine, éléments antérieurs, usages commerciaux</li>
<li>preuves du risque de confusion : messages clients, devis frauduleux, fausses pages de paiement, etc.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Plan d’action en 72h : la méthode “preuve → retrait → sécurisation”</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>0–6h : sécuriser la preuve et limiter la propagation</strong></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Sauvegarder</strong> (captures, liens, copies)</li>
<li><strong>Identifier</strong> les canaux de diffusion (plateformes, sites miroirs, pubs, comptes relais)</li>
<li><strong>Mettre en alerte</strong> interne : standard téléphonique, service client, équipes RH/finance</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><strong>6–24h : activer les retraits (takedown) efficacement</strong></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Signalement plateforme</strong> (usurpation, deepfake, atteinte à la vie privée, marque…)</li>
<li><strong>Signalement DSA</strong> : notification précise et étayée (URLs, motifs, preuves)</li>
<li><strong>Marketplace / régie pub</strong> : retrait des publicités, suspension des comptes, blocage des pages</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><strong>24–72h : stratégie juridique (mise en demeure / référé)</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Mise en demeure ciblée</strong> (auteur, hébergeur, annonceur, plateforme selon le cas)</li>
<li><strong>Référé</strong> si urgence : obtenir retrait, interdiction de rediffusion, astreinte, mesures de conservation</li>
<li><strong>Volet pénal</strong> si nécessaire (usurpation d’identité, escroquerie, montage illicite…)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>En parallèle : “hardening” de votre identité</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>sécuriser vos comptes (2FA, récupération, admin, procédures)</li>
<li>déposer/compléter vos dépôts (marque, noms de domaine stratégiques)</li>
<li>mettre en place une <strong>procédure interne anti-usurpation</strong> (validation paiements, mots de passe vocaux, consignes RH)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Checklist express (PME / dirigeants / créateurs)</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Avez-vous des <strong>preuves exploitables</strong> (URLs + captures horodatées + contexte) ?</li>
<li>Avez-vous une <strong>cartographie</strong> des canaux de diffusion (plateforme, pubs, sites) ?</li>
<li>Vos <strong>droits</strong> sont-ils prêts à produire (marque, nom de domaine, antériorité d’usage) ?</li>
<li>Votre <strong>signalement</strong> est-il “DSA-ready” (précis, étayé, non émotionnel) ?</li>
<li>Avez-vous un <strong>plan 72h</strong> (takedown + mise en demeure + référé si besoin) ?</li>
<li>Vos process internes réduisent-ils le risque de fraude (finance/RH/communication) ?</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">FAQ : Deepfakes, usurpation de voix, image et marque (2026)</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Une vidéo “deepfake” qui utilise mon visage ou ma voix est-elle automatiquement illégale ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pas automatiquement : tout dépend du contexte (finalité commerciale, atteinte à la vie privée, tromperie, dénigrement, fraude, etc.). En pratique, dès qu’il y a <strong>risque de confusion</strong>, <strong>préjudice</strong>, <strong>usurpation d’identité</strong> ou <strong>exploitation sans consentement</strong>, vous disposez souvent de leviers (plateformes + civil + parfois pénal).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Que faire si un faux compte LinkedIn/Instagram se fait passer pour mon entreprise ou un dirigeant ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Agissez en trois temps : <strong>(1) preuves horodatées</strong>, <strong>(2) signalement plateforme</strong> (usurpation/impersonation + marque si applicable), <strong>(3) mise en demeure</strong> si le compte persiste ou si une campagne est orchestrée. En cas d’urgence (arnaque, recrutement frauduleux, faux devis), la stratégie doit viser un <strong>retrait rapide</strong> et la <strong>prévention</strong> (message d’alerte, sécurisation des accès).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Combien de temps dois-je conserver les preuves (captures, vidéos, liens) ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Conservez-les <strong>au minimum jusqu’à la résolution complète</strong> (retrait + fin de propagation) et, en cas de préjudice significatif, <strong>plusieurs mois</strong>. Idéalement : dossiers datés, URLs, captures intégrales, éléments de contexte, et <strong>constat</strong> si l’enjeu est élevé (campagne publicitaire, fraude, atteinte à la marque).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>J’ai une marque déposée : est-ce suffisant pour faire retirer un deepfake ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">C’est un atout important si le deepfake <strong>utilise votre signe distinctif</strong> (nom, logo, slogan) dans la vie des affaires, mais ce n’est pas toujours le seul fondement. Les dossiers les plus efficaces combinent souvent <strong>marque + concurrence déloyale/parasitisme + atteinte à l’image/identité</strong> (et, selon les cas, pénal).</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Audit “Deepfake &amp; Usurpation” (72h)</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Vous suspectez un deepfake (voix, image) ou une usurpation de marque/identité (faux compte, fausse pub, faux site) ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cabinet Nathalie Matteoda peut vous accompagner sur un <strong>audit opérationnel express</strong> : qualification juridique du scénario, stratégie de preuve, rédaction des signalements/takedowns, mise en demeure et, si nécessaire, référé pour obtenir un retrait rapide.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/deepfakes-marque-contenus-2026">Deepfakes (voix, image, identité) : que faire si on usurpe votre marque ou vos contenus en 2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/deepfakes-marque-contenus-2026/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Droit d’auteur et design « utilitaire » : ce que change l’arrêt CJUE du 4 décembre 2025</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/droit-dauteur-design-arret-cjue-4-decembre-2025</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/droit-dauteur-design-arret-cjue-4-decembre-2025#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 11:37:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3330</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/droit-dauteur-design-arret-cjue-4-decembre-2025">Droit d’auteur et design « utilitaire » : ce que change l’arrêt CJUE du 4 décembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_6 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_6">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_6  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_6  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Les entreprises et créateurs (design produit, mobilier, packaging, objets connectés, accessoires, interfaces physiques/embarquées…) se heurtent souvent à la même difficulté : <strong>un design “utile” peut-il être protégé par le droit d’auteur, ou faut-il se limiter aux dessins &amp; modèles ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec son arrêt du <strong>4 décembre 2025</strong> (affaires jointes <strong>C-580/23 et C-795/23</strong>), la CJUE s’inscrit dans la continuité de sa ligne “Cofemel” et <strong>clarifie</strong> l’analyse pour les <strong>œuvres appliquées</strong> : pas de test de “beauté”, pas de filtre esthétique autonome : <strong>le cœur reste l’originalité</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ce que dit la CJUE (et ce qu’elle ne dit pas)</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>La CJUE confirme le cadre européen : une “œuvre” = expression + originalité</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour bénéficier du droit d’auteur, une création doit remplir <strong>deux conditions</strong> (désormais bien stabilisées en droit UE) :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>être <strong>une expression</strong> identifiable avec suffisamment de précision et d’objectivité</li>
<li>être <strong>originale</strong>, au sens où elle résulte de <strong>choix libres et créatifs</strong> de l’auteur.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce point est déterminant pour les designs utilitaires</strong> : l’utilité n’exclut pas la protection, mais elle peut réduire l’espace des choix créatifs si la forme est dictée par la technique.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>La CJUE écarte l’idée d’un “test esthétique” propre aux objets</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La Cour rappelle qu’un État membre ne peut pas ajouter des conditions comme une <strong>“valeur artistique”</strong>, une <strong>“valeur esthétique”</strong> ou un “niveau de beauté” pour admettre le droit d’auteur sur un objet/produit. Ce principe avait été posé clairement dans <strong>Cofemel</strong> et se trouve <strong>réaffirmé</strong> dans l’arrêt du 4 décembre 2025.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Ce que la CJUE ne dit pas : pas d’automatisme</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L’arrêt ne dit pas : “tout design est protégé”. Il dit :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>pas de filtre esthétique autonome</strong>,</li>
<li>mais <strong>exigence stricte d’originalité</strong> (choix libres et créatifs), à démontrer en cas de litige.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Originalité vs “valeur esthétique” : le bon test</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le bon réflexe : chercher la “liberté créative”, pas la “beauté”</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le juge ne doit pas se demander si l’objet est “beau”, “tendance”, “iconique”.<br />Il doit se demander si la forme résulte de <strong>choix créatifs non imposés</strong>.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Si la forme est <strong>principalement dictée</strong> par des contraintes techniques, normes, ergonomie, compatibilité… l’originalité sera <strong>plus difficile</strong> à établir.</li>
<li>Si, malgré ces contraintes, il reste une <strong>marge de création</strong> (proportions, lignes, agencement, détails, combinaison d’éléments, partis pris formels), l’originalité peut exister.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attention au “tout technique”</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans <strong>Brompton Bicycle</strong>, la CJUE a déjà expliqué que la présence d’une fonction/technique n’exclut pas le droit d’auteur, mais que l’originalité suppose des <strong>choix libres</strong> (et non une forme entièrement déterminée par la fonction). Cette logique irrigue directement l’analyse des designs utilitaires.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Dessins &amp; modèles vs droit d’auteur : deux logiques, une stratégie</strong></h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Dessins &amp; modèles</strong> : protection par l’<strong>apparence</strong> (nouveauté + caractère individuel), utile pour verrouiller un monopole d’exploitation, avec un dépôt.</li>
<li><strong>Droit d’auteur (œuvre appliquée)</strong> : protection conditionnée à l’<strong>originalité</strong>, sans dépôt, mais avec une <strong>preuve</strong> à construire.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La CJUE confirme que la protection par droit d’auteur ne peut pas être conditionnée par des exigences supplémentaires liées à l’esthétique, et s’articule avec le régime des dessins &amp; modèles (logique de “cumul” possible, mais pas automatique).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Impacts pratiques : preuve, contrats, dépôts, contentieux</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>1) La preuve redevient centrale (et doit être “pensée” dès la création)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2026, la question n’est pas seulement “suis-je protégeable ?” mais “<strong>puis-je le prouver ?</strong>”.</p>
<p style="text-align: justify;">À sécuriser :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>archives datées : croquis, itérations, versions CAO, moodboards, tests, prototypes</li>
<li>documentation des arbitrages (pourquoi tel choix plutôt qu’un autre)</li>
<li>traçabilité des contributeurs (salariés / freelances / agence)</li>
<li>enveloppe Soleau / horodatage / dépôts probatoires (selon stratégie).<br />Objectif : matérialiser les <strong>choix libres et créatifs</strong>.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>2) Contrats : clarifier “qui crée” et “qui détient”</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les PME, l’erreur classique est de croire que “payer = posséder”.</p>
<p style="text-align: justify;">A cadrer contractuellement :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>qualification des contributions (design, direction artistique, exécution)</li>
<li>cession de droits (droit d’auteur) conforme aux exigences (droits cédés, durée, territoire, supports, destination)</li>
<li>garanties (originalité, non-contrefaçon, absence de reprise illicite).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>3) Dépôts : renforcer la “double protection” quand l’enjeu business est fort</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’arrêt encourage une approche pragmatique :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>dépôt dessins &amp; modèles</strong> pour sécuriser un titre, rapide et actionnable</li>
<li><strong>socle probatoire</strong> droit d’auteur pour les éléments les plus distinctifs, et pour compléter la stratégie (notamment à l’international, ou en cas de débat sur la nouveauté).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>4) Contentieux : mieux calibrer vos arguments</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En défense ou en attaque, l’arrêt pousse à structurer le raisonnement :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>identifier précisément <strong>l’objet de la protection</strong> (quels éléments revendiqués)</li>
<li>démontrer les <strong>choix créatifs</strong> (et écarter le “tout technique”)</li>
<li>articuler droit d’auteur / dessins &amp; modèles / concurrence déloyale selon les faits.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Checklist PME / designers : sécuriser vos créations dès 2026</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant publication / mise sur le marché</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Cartographiez vos créations stratégiques (produit, packaging, éléments distinctifs).</li>
<li>Évaluez la marge de liberté : quelles contraintes techniques ? quelles zones de choix ?</li>
<li>Mettez en place un dossier de preuves (versions, arbitrages, dates).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au moment du lancement</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Décidez si un dépôt dessins &amp; modèles est pertinent (budget, durée, marchés, cycle de vie produit).</li>
<li>Verrouillez les contrats (salariés, freelances, studios, fabricants).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>En cas de copie suspectée</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Constituez la preuve avant toute communication (constats, captures, achats test).</li>
<li>Calibrez la stratégie : droit d’auteur si originalité démontrable, dessins &amp; modèles si titre déposé, + concurrence déloyale si nécessaire.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vos questions, mes réponses :</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Un objet utilitaire peut-il être protégé par le droit d’auteur ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Oui, <strong>si</strong> l’objet constitue une œuvre au sens du droit UE : expression identifiable + originalité (choix libres et créatifs). L’utilité n’exclut pas la protection.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Faut-il prouver une “valeur esthétique” ou une intention artistique ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Non. La CJUE refuse un critère autonome de valeur esthétique. Le bon test est celui de l’originalité.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Que faire si mon design est très contraint techniquement ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas éliminatoire. La question est de savoir si la contrainte laisse une <strong>marge de liberté créative</strong>. Si la forme est entièrement dictée par la fonction, l’originalité sera difficile à établir.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Dois-je déposer un dessin &amp; modèle si je veux aussi invoquer le droit d’auteur ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Souvent oui, par pragmatisme : le dépôt dessins &amp; modèles donne un <strong>titre</strong> exploitable rapidement, tandis que le droit d’auteur repose sur une <strong>preuve</strong> à construire. Les protections peuvent se cumuler selon les cas.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Comment prouver l’originalité en cas de litige ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En documentant votre processus : itérations, fichiers CAO, prototypes, arbitrages, éléments différenciants, et en verrouillant la chaîne des droits (salariés/freelances/agences).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Références CJUE (jurisprudence consultable en ligne : Curia / EUR-Lex)</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>CJUE, 4 déc. 2025, aff. jointes C-580/23 et C-795/23, <em>Mio / USM c. konektra</em></li>
<li>CJUE, 12 sept. 2019, C-683/17, <em>Cofemel</em></li>
<li>CJUE, 11 juin 2020, C-833/18, <em>Brompton Bicycle</em></li>
<li>CJUE, 13 nov. 2018, C-310/17, <em>Levola Hengelo</em></li>
<li>CJUE, 1er déc. 2011, C-145/10, <em>Painer</em></li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"> <strong>Audit express “double protection” (droit d’auteur + dessins &amp; modèles) et stratégie de preuve</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Vous lancez (ou exploitez) un design de produit, un packaging ou une création “utilitaire” et vous voulez <strong>sécuriser</strong> votre protection dès 2026 ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous propose un <strong>audit express “double protection”</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>qualification de votre création (œuvre appliquée / design) à la lumière de la jurisprudence CJUE,</li>
<li>recommandation dépôt dessins &amp; modèles (France/UE) selon vos marchés,</li>
<li><strong>plan de preuves</strong> (process interne, documentation, clauses contractuelles).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Contactez le Cabinet Nathalie Matteoda (Paris 8), avocat <a href="/avocat-droit-auteur">droit d&rsquo;auteur</a>, pour cadrer une stratégie pragmatique, actionnable et alignée avec vos enjeux.<br /><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/droit-dauteur-design-arret-cjue-4-decembre-2025">Droit d’auteur et design « utilitaire » : ce que change l’arrêt CJUE du 4 décembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/droit-dauteur-design-arret-cjue-4-decembre-2025/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Protéger son podcast : droits d’auteur, droits voisins, marque… comment sécuriser votre émission ?</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/proteger-podcast-droits-dauteur</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/proteger-podcast-droits-dauteur#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3313</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/proteger-podcast-droits-dauteur">Protéger son podcast : droits d’auteur, droits voisins, marque… comment sécuriser votre émission ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_7">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_7  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_7  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Le podcast est devenu un outil central de communication : média de marque, outil pédagogique, contenu d’influence, format RH, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dès qu’un épisode est enregistré, monté, diffusé sur les plateformes, une question revient systématiquement chez les podcasteurs, agences et entreprises :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Quels sont exactement mes droits… et ceux des autres ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En pratique, un podcast combine souvent :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>un <strong>concept éditorial</strong></li>
<li>une <strong>identité visuelle</strong> (nom, logo, charte)</li>
<li>une <strong>trame écrite</strong></li>
<li>des <strong>voix</strong> (animateur, invités)</li>
<li>des <strong>musiques, extraits audio ou vidéo</strong></li>
<li>des <strong>visuels</strong> pour les réseaux sociaux.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Autant d’éléments qui relèvent du <strong>droit d’auteur</strong>, des <strong>droits voisins</strong> et, pour l’identité du podcast, du <strong>droit des marques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de cet article est double :</p>
<ol>
<li>éviter que votre podcast ne porte atteinte aux droits de tiers</li>
<li>sécuriser vos propres droits pour pouvoir développer votre projet (monétisation, partenariat, licence, franchise, etc.).</li>
</ol>
<h2 style="text-align: justify;">Respecter les droits des tiers dans votre podcast</h2>
<h3><strong>1. Droit d’auteur : textes, musiques, extraits… tout n’est pas « libre » sur Internet</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En droit français, sont protégées par le droit d’auteur toutes les « œuvres de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination » (art. L.112-1 CPI).</p>
<p style="text-align: justify;">L’article L.112-2 CPI dresse une liste non exhaustive : œuvres littéraires, conférences, œuvres musicales, œuvres audiovisuelles, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, sont en principe protégés :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>les textes lus dans votre podcast (chroniques, scripts, interviews rédigées) s’ils sont originaux ;</li>
<li>les musiques (jingle, fond sonore, génériques)</li>
<li>les extraits d’émissions, de films, de vidéos que vous intégrez</li>
<li>les visuels utilisés pour promouvoir l’épisode (photos, illustrations), dès lors qu’ils portent l’empreinte de la personnalité de leur auteur.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Toute <strong>reproduction</strong> (enregistrement dans votre montage) ou <strong>représentation</strong> (diffusion au public via les plateformes) sans autorisation de l’auteur ou de ses ayants droit est en principe illicite, conformément à l’article L.122-4 CPI.</p>
<p style="text-align: justify;">Les exceptions (courte citation, parodie, enseignement, etc., prévues à l’article L.122-5 CPI) restent d’interprétation stricte et doivent être maniées avec prudence.</p>
<h3><strong>2. Droits voisins : voix des intervenants et droits du producteur</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le podcast met en jeu des <strong>droits voisins</strong> du droit d’auteur, distincts mais complémentaires.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Artistes-interprètes</strong> : l’article L.212-1 CPI protège la personne qui « représente, chante, récite, déclame, joue ou exécute » une œuvre.<br />Dans un podcast, cela concerne :</li>
<ul>
<li>les comédiens, conteurs, chanteurs</li>
<li>mais aussi l’animateur ou chroniqueur lorsque son interprétation présente une dimension originale.</li>
</ul>
<li><strong>Producteur de phonogrammes</strong> : l’article L.213-1 CPI définit le producteur comme la personne qui a l’initiative et la responsabilité de la première fixation d’une séquence de son.<br />C’est souvent :</li>
<ul>
<li>la société de production,</li>
<li>ou l’entreprise qui finance et organise l’enregistrement.</li>
</ul>
</ul>
<p style="text-align: justify;">L’autorisation du producteur est requise avant toute reproduction ou communication au public du phonogramme, hors cas spécifiques prévus par le code.</p>
<p style="text-align: justify;">En pratique, cela signifie que :</p>
<p>Faire réutiliser un épisode par un tiers (plateforme, media, partenaire) nécessite d’avoir clarifié :</p>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>les droits de l’animateur/interprète (droits voisins)</li>
<li>les droits du producteur (droit voisin également)</li>
<li>les droits d’auteur éventuels (auteur de la trame ou de la chronique).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3><strong>3. Droit à l’image et voix des personnes filmées ou interviewées</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>droit à l’image</strong> découle du droit au respect de la vie privée (art. 9 du Code civil).<br />Il est applicable quel que soit le support (photo, vidéo, diffusion en ligne) et suppose, en principe, le consentement de la personne dont l’image est diffusée, sauf exceptions (information légitime du public, personnes publiques dans l’exercice de leurs fonctions, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour un podcast :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>si vous diffusez la <strong>vidéo</strong> de l’enregistrement (YouTube, réseaux sociaux, site web),</li>
<li>si vous publiez des <strong>portraits</strong> des invités ou des membres de l’équipe,</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">il est fortement recommandé d’obtenir une <strong>autorisation écrite</strong> de droit à l’image, clarifiant :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>les supports (plateformes, réseaux, site, supports print)</li>
<li>les territoires (France, monde)</li>
<li>la durée</li>
<li>la finalité (promotion du podcast, communication de l’entreprise, publicité…).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Même si la voix n’est pas expressément visée par le Code civil, la jurisprudence assimile sa protection à celle de l’image et de la vie privée.<br />D’où l’intérêt, là aussi, de prévoir une clause spécifique dans vos contrats ou autorisations d’enregistrement.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Identifier et protéger vos propres droits sur le podcast</h2>
<h3><strong>1. Le podcast comme œuvre de l’esprit : qui est auteur de quoi ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un podcast peut être qualifié d’<strong>œuvre de l’esprit</strong> dès lors qu’il est original, c’est-à-dire qu’il porte l’empreinte de la personnalité de son auteur (choix du ton, structure, univers, traitement spécifique d’un sujet, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Les textes clés :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Article L.111-1 CPI : l’auteur jouit d’un droit de propriété incorporelle sur son œuvre du seul fait de sa création.</li>
<li>Article L.112-1 et L.112-2 CPI : la protection s’étend à toutes les œuvres de l’esprit, notamment les œuvres audiovisuelles, les conférences et autres œuvres de même nature (ce qui recouvre très largement les formats de podcast).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En pratique, il faut distinguer plusieurs contributions :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>le <strong>concept éditorial</strong> (format, rubriques, angle) ;</li>
<li>la <strong>trame écrite</strong> (script, questions préparées, voix off) ;</li>
<li>la <strong>réalisation sonore</strong> (montage, habillage, sound design) ;</li>
<li>l’<strong>interprétation</strong> (voix de l’animateur, chroniqueur, comédien).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Selon les cas, le podcast pourra être :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>une <strong>œuvre de collaboration</strong>, si plusieurs personnes physiques créent ensemble le contenu (auteur, co-auteur, réalisateur, etc.) ;</li>
<li>ou une <strong>œuvre collective</strong>, lorsqu’il est créé sur l’initiative d’une personne (souvent une société) qui le publie sous son nom et assume la direction de l’ensemble, les contributions se fondant dans un tout indissociable (art. L.113-2 al. 3 CPI).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le choix entre ces qualifications n’est pas neutre : il conditionne la titularité des droits et la durée de protection.</p>
<h3><strong>2. Vos droits en tant qu’auteur ou producteur</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En tant qu’<strong>auteur</strong> (auteur de la trame, des textes, etc.) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>vous bénéficiez d’un <strong>droit moral</strong> (art. L.121-1 CPI) : droit au respect de votre nom, de votre qualité et de votre œuvre, droit au respect de l’intégrité du contenu, droit de divulgation, de retrait et de repentir.</li>
<li>vous disposez de <strong>droits patrimoniaux</strong> (droit de reproduction et de représentation), cessibles par contrat, qui permettent de monétiser l’exploitation du podcast (plateformes, radios, marques, etc.).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En tant que <strong>producteur du podcast</strong> (au sens des droits voisins, art. L.213-1 CPI), vous avez :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>un monopole d’exploitation sur le premier enregistrement (phonogramme) : reproduction, mise à disposition du public, communication au public</li>
<li>la possibilité de percevoir une rémunération équitable via les sociétés de gestion concernées, selon l’usage qui est fait du podcast.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est donc essentiel de définir contractuellement :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>qui est auteur de quoi ;</li>
<li>qui est producteur</li>
<li>qui peut autoriser quelles exploitations, pour quels supports, quelle durée et avec quelle rémunération.</li>
</ul>
<h3><strong>3. Protéger le nom et l’identité de votre podcast : le réflexe marque</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L’identité de votre podcast (nom, logo, signature verbale) relève du <strong>droit des marques</strong>, dès lors qu’elle est distinctive et disponible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dépôt d’une marque (en France, à l’INPI) permet notamment :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>d’empêcher un tiers de lancer un podcast sous un nom identique ou trop proche dans les mêmes services ;</li>
<li>de sécuriser un développement du podcast en <strong>marque média</strong> (produits dérivés, évènements, formations, etc.)</li>
<li>de faciliter la conclusion de contrats de licence et de partenariats.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le dépôt doit être cohérent avec :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>les <strong>services visés</strong> (classes Nice : services de divertissement, d’édition, de podcasts, de formation, etc.)</li>
<li>la <strong>zone géographique</strong> (France, UE, international, selon le plan de développement).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La marque ne remplace pas le droit d’auteur, elle le complète : elle protège le <strong>signe</strong> distinctif (nom, logo), tandis que le droit d’auteur protège le <strong>contenu</strong> (épisodes, habillage sonore, visuels originaux).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Trois réflexes pratiques pour sécuriser votre podcast</h2>
<h3><strong>1. Cartographier les contenus tiers utilisés</strong></h3>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Musiques (génériques, fonds sonores, playlists) : vérifier licences, SACEM, droits producteurs, ou utiliser des catalogues avec licences claires.</li>
<li>Extraits d’émissions, de films, de vidéos : limiter, contextualiser, vérifier si l’usage peut relever d’une exception et, à défaut, solliciter des autorisations.</li>
<li>Visuels : bannir le « trouvé sur Google » sans vérification. Utiliser des banques d’images/licences claires ou des créations sur mesure.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3><strong>2. Formaliser vos relations avec les intervenants</strong></h3>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Animateur, chroniqueurs, réalisateurs : prévoir des clauses de cession de droits d’auteur et de droits voisins conformes à l’article L.131-3 CPI (droits cédés, étendue, destination, lieu, durée).</li>
<li>Invités réguliers, experts, influenceurs : autorisation d’enregistrement et de diffusion, éventuellement cession limitée de leurs interventions.</li>
<li>Autorisations de droit à l’image et de diffusion de la voix pour les formats vidéo.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3><strong>3. Sécuriser l’identité du podcast</strong></h3>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li>Rechercher l’antériorité sur le nom du podcast (recherches marques, noms de domaine, usages).</li>
<li>Déposer la marque lorsque le projet se structure ou que des investissements significatifs sont engagés.</li>
<li>Aligner noms de domaine, comptes réseaux sociaux et intitulés de rubriques sur cette stratégie.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, un podcast est bien plus qu’un simple fichier audio mis en ligne : c’est un assemblage d’œuvres de l’esprit, de prestations protégées par des droits voisins et d’éléments distinctifs pouvant relever du droit des marques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Anticiper ces questions en amont permet :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>d’<strong>éviter la contrefaçon</strong> (droit d’auteur, droits voisins, droit à l’image)</li>
<li>de <strong>clarifier qui détient quoi</strong> (auteurs, intervenants, producteur, entreprise)</li>
<li>de <strong>construire un actif immatériel valorisable</strong> : marque média, contenu réutilisable, base pour des licences ou déclinaisons (livre, formation, évènement, franchise…).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Si vous envisagez de <strong>lancer ou de développer un podcast</strong> et que vous souhaitez <strong>sécuriser vos droits (ou auditer un dispositif existant)</strong>, le plus prudent reste de faire analyser votre situation et vos contrats par un avocat spécialisé en propriété intellectuelle, pour adapter ces principes à votre cas concret.</p>
<p style="text-align: justify;">Contactez-moi et sécurisons vos droits ensemble : Maître Nathalie Matteoda, Avocat à la Cour, Paris.<br /><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/proteger-podcast-droits-dauteur">Protéger son podcast : droits d’auteur, droits voisins, marque… comment sécuriser votre émission ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/proteger-podcast-droits-dauteur/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Contrefaçon : le « fléau de Noël »… et le nouveau piège du dénigrement</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/contrefacon-fleau-noel-nouveau-piege-denigrement</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/contrefacon-fleau-noel-nouveau-piege-denigrement#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 11:02:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3303</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/contrefacon-fleau-noel-nouveau-piege-denigrement">Contrefaçon : le « fléau de Noël »… et le nouveau piège du dénigrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_8 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_8">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_8  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_8  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">A l’approche des fêtes, les faux produits se multiplient : jouets, cosmétiques, parfums, vêtements, objets déco…</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les marques, le risque est double :</p>
<ol>
<li style="text-align: justify;">perdre du chiffre d’affaires et abîmer leur réputation</li>
<li style="text-align: justify;">se mettre elles-mêmes en faute en dénonçant trop vite une « contrefaçon ».</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Dernier rappel à l’ordre : Cass. com., 15 octobre 2025, n° 24-11.150, publié au Bulletin. La Cour de cassation juge qu’en l’absence de décision de justice constatant une contrefaçon, le simple fait d’informer des tiers (distributeurs, clients…) d’une « possible contrefaçon » constitue un dénigrement engageant la responsabilité de l’auteur sur le fondement de l’article 1240 du Code civil. <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000052403869?init=true&amp;page=1&amp;query=24-11.150&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all&amp;utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener"><span>Légifrance</span><span>+1</span></a></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Autrement dit :<br />une saisie-contrefaçon, une plainte ou une action en cours ne suffisent pas pour écrire aux distributeurs « attention, ce produit est contrefaisant ».</li>
<li style="text-align: justify;">si vous le faites quand même, vous prenez le risque d’être condamné pour concurrence déloyale par dénigrement, même si vous êtes convaincu d’avoir raison. <a href="https://www.courdecassation.fr/decision/68ef380910fb86995ec6ea5c?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener"><span>Cour de Cassation</span><span>+1</span></a></li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Comment lutter efficacement contre la contrefaçon, surtout en période de Noël ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques leviers juridiques, à manier avec méthode :</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Protéger vos droits en amont</strong></h3>
<ul>
<li style="text-align: justify;">dépôts de marque, dessins &amp; modèles, voire brevets : INPI, EUIPO, OMPI ; <a href="https://nouvelles.droit.org/categs/1094?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener"><span>droit.org</span></a></li>
<li style="text-align: justify;">contrats clairs avec vos fabricants, distributeurs, licenciés (clauses de PI, confidentialité, traçabilité).<strong></strong></li>
</ul>
<h3><strong>Surveiller le marché avec des sources fiables</strong></h3>
<ul>
<li>bases officielles (INPI, EUIPO, OMPI), douanes, plateformes de marketplaces, signalements DGCCRF ; <a href="https://nouvelles.droit.org/categs/1094?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener"><span>droit.org</span><span>+1</span></a></li>
<li>veille e-commerce (mots-clés, images, prix anormalement bas).</li>
<li style="list-style-type: none;">
<ul></ul>
</li>
</ul>
<h3><strong>Constituer la preuve avant de communiquer</strong></h3>
<ul>
<li>constat d’huissier, saisie-contrefaçon, constats d’achats, captures horodatées ; <a href="https://www.courdecassation.fr/decision/68ef380910fb86995ec6ea5c?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener"><span>Cour de Cassation</span><span>+1</span></a></li>
<li>analyse juridique de la similarité des signes/produits (risque de confusion, reprise d’éléments essentiels, etc.).</li>
</ul>
<h3><strong>Choisir le bon outil procédural</strong></h3>
<ul>
<li>mise en demeure très encadrée (adressée au présumé contrefacteur, pas à tout son réseau) ;</li>
<li>référé pour faire cesser rapidement des actes manifestement illicites ;</li>
<li>action au fond en contrefaçon / concurrence déloyale ;</li>
<li>recours aux douanes (retenue, destruction) et, dans certains cas, à la voie pénale.</li>
</ul>
<h2>Pourquoi se faire accompagner par un avocat en propriété intellectuelle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Un avocat spécialisé vous aide à :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>sécuriser vos preuves et votre stratégie (civil / pénal / douanes)</li>
<li>calibrer vos mises en demeure pour défendre vos droits <strong>sans tomber dans le dénigrement</strong></li>
<li>adapter la communication B2B/B2C (distributeurs, plateformes, clients) à la lumière de la jurisprudence récente, notamment l’arrêt du 15 octobre 2025 et la ligne constante de la Cour de cassation sur le dénigrement commercial. <a href="https://frenchlaw.blog/2025/10/15/avertir-les-distributeurs-dun-risque-de-contrefacon-sans-decision-de-justice-constitue-un-denigrement-commercial/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener"><span>French Law . BLOG</span><span>+1</span></a></li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">A retenir pour ce Noël 2025 :</h2>
<p style="text-align: justify;">Protéger sa marque, oui.<br />Dénoncer n’importe comment, non.<br />Entre la défense de vos droits et le dénigrement, la frontière est aujourd’hui très fine.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez un doute sur une copie de vos produits, une mise en demeure à envoyer ou une communication à vos distributeurs ?<br />Contactez-moi et évaluons ensemble la meilleure stratégie pour agir <strong>vite</strong>, mais <strong>sûrement</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Maître Nathalie Matteoda, Avocat à la Cour, Paris.<br /><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/contrefacon-fleau-noel-nouveau-piege-denigrement">Contrefaçon : le « fléau de Noël »… et le nouveau piège du dénigrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/contrefacon-fleau-noel-nouveau-piege-denigrement/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Œuvres générées par IA : quelles perspectives pour le droit d’auteur en 2025-2026 ?</title>
		<link>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/oeuvres-generees-ia-perspectives-droit-auteur-2025-2026</link>
					<comments>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/oeuvres-generees-ia-perspectives-droit-auteur-2025-2026#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Matteoda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 10:03:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/?p=3290</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/oeuvres-generees-ia-perspectives-droit-auteur-2025-2026">Œuvres générées par IA : quelles perspectives pour le droit d’auteur en 2025-2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_9">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_9  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_9  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">En quelques années, l’intelligence artificielle générative est passée du statut d’outil expérimental à celui d’<strong>infrastructure créative</strong> pour les entreprises : textes, visuels, vidéos, sons, prototypes de produits, interfaces…</p>
<p style="text-align: justify;">A Paris et en Ile-de-France, TPE, PME, start-up et agences digitales intègrent désormais l’IA au cœur de leurs processus : production de contenus, campagnes marketing, UX/UI, documentation technique. Mais à mesure que l’usage se banalise, une question devient centrale : <strong>qui est titulaire des droits d’auteur sur ces créations ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le droit positif français et européen repose sur une idée forte : l’<strong>auteur est une personne physique</strong> et l’œuvre doit être l’<strong>expression de sa personnalité</strong>. Les productions entièrement générées par IA viennent bousculer ce cadre. Les institutions européennes, les autorités (CNIL, EUIPO) et la doctrine s’emparent du sujet, sans que toutes les réponses soient stabilisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet article propose un état des lieux de cette année 2025, des <strong>pistes d’évolution à l’horizon 2026</strong>, et des <strong>recommandations pratiques</strong> pour les entreprises accompagnées par le <strong>Cabinet Nathalie Matteoda, avocat en propriété intellectuelle et droit du numérique à Paris 8ème</strong>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Définitions et cadre actuel</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Œuvre générée par IA, œuvre assistée par IA, création humaine</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour éclairer le raisonnement, il est utile de distinguer trois situations :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Œuvre générée par IA</strong> : le résultat est produit de manière largement autonome par un système d’IA (ex. : un visuel obtenu à partir d’un prompt très générique, sans sélection ni retouche significative).</li>
<li><strong>Œuvre assistée par IA</strong> : l’IA est un <strong>outil</strong> parmi d’autres dans un processus piloté par un humain (prompt sophistiqué, itérations, sélection, retouche, composition, choix créatifs assumés).</li>
<li><strong>Création humaine “classique”</strong> : l’outil reste neutre (pinceau, appareil photo, logiciel de mise en page) et l’originalité est clairement imputable à la personne physique.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan juridique, cette distinction n’est pas encore codifiée, mais elle reflète la ligne directrice du droit d’auteur : <strong>sans intervention créative humaine identifiable, il n’y a pas d’œuvre de l’esprit protégée</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Le droit d’auteur en France et dans l’Union européenne</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En France, le Code de la propriété intellectuelle et la jurisprudence exigent que l’auteur soit une <strong>personne physique</strong> et que l’œuvre porte l’empreinte de sa personnalité. Les personnes morales ne peuvent être titulaires des droits d’auteur qu’à titre dérivé (cession, présomptions légales) ou, de façon originaire, lorsqu’une œuvre est qualifiée d’<strong>œuvre collective</strong> au sens des articles L.113-2 et L.113-5 CPI.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau de l’Union européenne, la Cour de justice a également développé le critère de l’<strong>“œuvre propre à son auteur”</strong>, impliquant une <strong>création intellectuelle humaine</strong>. Ces principes laissent aujourd’hui les contenus générés uniquement par IA dans une <strong>zone grise</strong>, sans protection automatique claire.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Jurisprudences et positions institutionnelles 2025</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs analyses récentes convergent :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les systèmes d’IA <strong>ne peuvent pas</strong> être titulaires de droits d’auteur, faute de personnalité juridique.</li>
<li>Les œuvres produites <strong>sans intervention humaine substantielle</strong> ne remplissent pas le critère d’originalité.</li>
<li>Le Parlement européen, dans son étude “Generative AI and Copyright” (juillet 2025), souligne l’<strong>incertitude</strong> entourant le statut des contenus générés et appelle à une clarification du cadre, tout en préservant la protection des auteurs humains. <a href="https://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document/IUST_STU%282025%29774095" target="_blank" rel="noopener">Parlement européen</a> <a href="https://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document/IUST_STU%282025%29774095?utm_source=chatgpt.com">Parlement Européen+2Parlement Européen+2</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En parallèle, la <strong>CNIL</strong> publie des recommandations spécifiques pour le développement des systèmes d’IA, centrées sur le RGPD, mais rappelant la nécessité d’une <strong>gouvernance claire</strong> des données d’entraînement et des usages de sortie, ce qui touche indirectement aux enjeux de PI et de transparence. (<a href="https://www.cnil.fr/fr/ia-et-rgpd-la-cnil-publie-ses-nouvelles-recommandations-pour-accompagner-une-innovation-responsable" target="_blank" rel="noopener">IA et RGPD CNIL</a>)</p>
<h2 style="text-align: justify;">Titularité des droits d’auteur : qui est (encore) auteur en 2025 ?</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Œuvre 100 % IA : pourquoi elle n’est pas protégée</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">A ce jour, le consensus doctrinal et les premières analyses convergent :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>l’IA n’a <strong>pas</strong> de personnalité juridique ;</li>
<li>l’IA ne peut pas être qualifiée d’<strong>auteur</strong> ;</li>
<li>un contenu produit <strong>sans apport créatif humain identifié</strong> ne répond pas aux critères classiques de protection.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, si une entreprise laisse un outil génératif produire des visuels ou des textes à partir de prompts banals, sans réelle direction créative ni retouche, le résultat risque de ne bénéficier <strong>d’aucune protection solide</strong> par le droit d’auteur.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>L’intervention humaine : pivot de la protection</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">A l’inverse, lorsque l’humain joue un rôle déterminant (choix des prompts, des itérations, sélection de certaines versions, retouches, intégration dans une composition plus large) le contenu peut être qualifié d’<strong>œuvre assistée par IA</strong> avec un <strong>auteur humain</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Une partie de la doctrine soutient la <strong>“théorie de l’utilisateur-auteur”</strong> : l’auteur serait la personne qui conçoit le processus créatif, paramètre l’outil, exerce des choix, et assume le résultat final comme expression de son intention.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les TPE/PME du digital à Paris :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>un <strong>studio graphique</strong> qui utilise l’IA pour générer des bases d’affiches qu’un designer retravaille profondément pourrait revendiquer la protection</li>
<li>une <strong>agence social media</strong> qui se contente de publier des visuels “bruts IA” sans retouche aura davantage de difficultés à démontrer l’originalité.</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Difficultés concrètes : quelques cas typiques</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Start-up SaaS</strong> : interface utilisateur conçue avec un mélange de composants standards et d’éléments générés par IA. Où se situe la valeur protégeable ?</li>
<li><strong>Plateforme créative</strong> : utilisateurs qui génèrent des visuels via IA intégrée. Qui est titulaire ? la plateforme, l’utilisateur, personne ?</li>
<li><strong>PME e-commerce</strong> : fiches produits, images et textes optimisés via IA, puis relus et ajustés. Quel niveau de contribution humaine faut-il documenter ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ces situations montrent l’importance, pour les entreprises, de <strong>documenter le rôle de l’humain</strong> dans la chaîne créative et de l’anticiper dans leurs contrats (salariés, freelances, prestataires, plateformes).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un cadre législatif en mutation (2025-2026)</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Initiatives législatives et débats en 2025</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les institutions européennes poursuivent leurs travaux sur :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>l’impact de l’IA générative sur le <strong>droit d’auteur</strong> (études du Parlement européen, consultations sectorielles)</li>
<li>la coordination avec l’<strong>AI Act</strong>, qui encadre les systèmes d’IA mais laisse volontairement de côté la question de la titularité des droits d’auteur</li>
<li>des propositions nationales ponctuelles (par exemple au Danemark, sur les droits liés à l’image et à la voix face aux deepfakes).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En France, le débat est porté notamment par le ministère de la Culture et le CSPLA. Un cycle de concertation lancé en 2025 avec les fournisseurs d’IA et les titulaires de droits vise à concilier protection des créateurs et innovation.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Vers une notion de “contribution humaine substantielle”</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs rapports envisagent la reconnaissance d’un critère de <strong>“substantialité de l’intervention humaine”</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la simple saisie d’un prompt générique ne suffirait pas</li>
<li>il faudrait démontrer une <strong>direction créative</strong>, des <strong>choix arbitraires</strong>, une <strong>sélection ou recomposition</strong> des outputs IA.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Reste à savoir comment ce critère sera formalisé (lignes directrices, jurisprudence, éventuelles réformes ciblées).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Positions des autorités (CNIL, EUIPO et autres)</strong></h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La <strong>CNIL</strong> se concentre sur la conformité RGPD : données d’entraînement, transparence, intérêt légitime, gestion des droits des personnes. Ces exigences impactent indirectement la façon de concevoir des systèmes d’IA créative et les conditions d’utilisation des contenus générés.</li>
<li>L’<strong>EUIPO</strong>, via ses lignes directrices et ses décisions, applique aux marques, dessins et modèles les critères classiques de distinctivité et de nouveauté, sans régime spécifique pour les créations issues d’IA. Par ailleurs, au travers de son Observatoire, l’office participe aux réflexions européennes sur l’impact de l’IA générative sur le droit d’auteur, sans pour autant être l’autorité compétente pour la reconnaissance ou la gestion des droits d’auteur.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le cadre est donc <strong>en mouvement</strong>, et l’année 2026 sera probablement marquée par des ajustements progressifs plutôt qu’une grande réforme unifiée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Enjeux pratiques pour les TPE/PME : comment sécuriser vos créations ?</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Organisation interne des créations numériques</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Quelques réflexes essentiels pour les entreprises utilisant l’IA générative :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Cartographier les usages</strong> : quels contenus sont produits avec IA (textes, visuels, code, UX, documentation) ?</li>
<li><strong>Qualifier le rôle de l’IA</strong> : outil ponctuel, co-créateur assisté, production autonome ?</li>
<li><strong>Documenter l’intervention humaine</strong> : prompts, choix de versions, retouches, intégration dans une œuvre plus large.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">L’objectif est de pouvoir démontrer, en cas de litige, que vos contenus les plus stratégiques sont le résultat d’une <strong>intervention créative humaine identifiable</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Bonnes pratiques contractuelles</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les contrats deviennent un outil central de sécurisation :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Salariés et freelances</strong> : clauses précisant l’usage d’outils d’IA, la titularité des droits sur les résultats, et l’obligation de documenter le processus créatif.</li>
<li><strong>Prestataires (agences, studios)</strong> :</li>
<ul>
<li>cession complète des droits d’auteur lorsqu’elle est possible</li>
<li>garanties d’éviction (absence de contrefaçon, respect licences des IA utilisées)</li>
<li>obligations d’information sur les outils et datasets mobilisés.</li>
</ul>
<li><strong>Plateformes d’IA</strong> : vérification des CGU (droits concédés sur les outputs, licences, restrictions sectorielles, obligations en cas de litige).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le Cabinet Nathalie Matteoda intervient régulièrement pour <strong>revoir et adapter</strong> ces contrats à l’écosystème IA.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Identification et gestion des risques</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Parmi les risques majeurs :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Contrefaçon “en amont”</strong> : datas et entraînement ou prompts qui conduisent à des contenus trop proches d’œuvres protégées.</li>
<li><strong>Revendi­cation de droits</strong> par des tiers : concepteur de l’IA, plateforme, prestataire non correctement cessionnaire.</li>
<li><strong>Litiges clients</strong> : contestation de titularité, remise en cause de licences ou de cessions.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">D’où l’importance de combiner <strong>analyse PI</strong> (droit d’auteur, marques, dessins &amp; modèles) et <strong>conformité data</strong> (RGPD, sécurité des systèmes d’IA).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Perspectives et recommandations pour 2026</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Scénari</strong><strong>os d’évolution du droit d’auteur</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs trajectoires sont actuellement discutées :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Clarification par la jurisprudence</strong> : décision emblématique sur la qualification d’une œuvre assistée par IA et le niveau de contribution humaine requis.</li>
<li><strong>Lignes directrices</strong> européennes ou nationales précisant les critères de protection des contenus assistés par IA (sans bouleverser les textes).</li>
<li><strong>Réformes ciblées</strong> (comme au Danemark pour l’image et la voix) qui pourraient inspirer des évolutions françaises ou européennes plus larges.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est peu probable, à court terme, que l’IA obtienne la qualité d’auteur : le cœur du modèle européen reste attaché à la <strong>création humaine</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Stratégies de protection pour les entreprises</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Quelques axes stratégiques que le Cabinet Nathalie Matteoda recommande dès 2025 :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Hiérarchiser vos contenus</strong> : identifier les créations vraiment stratégiques (charte graphique, UX, contenus premium, assets audio/vidéo) et leur appliquer un régime de protection renforcé.</li>
<li><strong>Cumuler les outils juridiques</strong> : droit d’auteur, marques, dessins et modèles, secrets d’affaires, contrats. L’IA complexifie la cartographie ; elle ne doit pas la paralyser.</li>
<li><strong>Standardiser vos preuves</strong> : horodatage, archivage des versions, conservation des prompts et des retouches pour démontrer la contribution humaine.</li>
<li><strong>Former vos équipes</strong> : sensibilisation des équipes marketing, produit, créa et IT aux enjeux PI/RGPD liés à l’IA.</li>
</ol>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>L’accompagnement du Cabinet d&rsquo;avocat Matteoda (Paris 8ème)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maître Nathalie Matteoda </strong>propose un accompagnement dédié aux TPE, PME, start-up et structures créatives :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Audit IA et propriété intellectuelle</strong> :</li>
<ul>
<li>cartographie des usages IA</li>
<li>identification des œuvres protégées / non protégées</li>
<li>évaluation des risques de contrefaçon ou de conflit de titularité.</li>
</ul>
<li><strong>Mise en conformité documentaire</strong> :</li>
<ul>
<li>adaptation des contrats (salariés, freelances, prestataires, plateformes)</li>
<li>rédaction de clauses spécifiques IA (intervention humaine, documentation, garanties)</li>
<li>politique interne sur l’usage des outils génératifs.</li>
</ul>
<li><strong>Stratégies de protection et de défense</strong> :</li>
<ul>
<li>choix des contenus à déposer (droit d’auteur, dessins et modèles, marques)</li>
<li>accompagnement en cas de litige, mise en demeure, négociation, actions judiciaires si nécessaire.</li>
</ul>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>En conclusion, anticipez plutôt que subir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2025, les <strong>œuvres générées par IA</strong> se situent encore dans un cadre juridique en évolution :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>l’IA ne peut pas être auteur</li>
<li>la <strong>contribution humaine</strong> reste la clé de voûte du droit d’auteur</li>
<li>les entreprises doivent structurer leurs pratiques pour <strong>ne pas perdre la maîtrise</strong> de leurs actifs immatériels.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour une TPE, une PME ou une start-up parisienne, l’enjeu est double : <strong>continuer à innover</strong> avec l’IA tout en <strong>sécurisant les créations</strong> qui fondent sa valeur (produits, marque, expérience utilisateur, contenus).</p>
<p style="text-align: justify;">La priorité n’est pas d’attendre une grande réforme, mais de :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>mettre en place des <strong>processus internes clairs</strong></li>
<li>adapter les <strong>contrats</strong> et la <strong>documentation PI</strong></li>
<li>rester en veille sur les évolutions en France et au niveau européen<strong></strong></li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">FAQ Œuvres générées par IA et droit d’auteur (2025-2026)</h2>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> Une œuvre générée uniquement par IA peut-elle être protégée par le droit d’auteur ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans l’état actuel du droit français et européen, la réponse est non. Sans intervention créative humaine identifiable, il n’y a pas d’« œuvre de l’esprit » au sens du droit d’auteur. Une image ou un texte produits automatiquement à partir de prompts très génériques sont donc, en principe, dépourvus de protection.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> Quand parle-t-on d’“œuvre assistée par IA” et qui est auteur ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">On parle d’œuvre assistée par IA lorsque l’outil n’est qu’un moyen au service d’un projet créatif : vous définissez les prompts, faites des choix, combinez, retouchez, intégrez le résultat dans une création plus large. Dans ce cas, l’auteur reste la personne physique qui a exercé ces choix créatifs, sous réserve de pouvoir le démontrer.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> Comment une TPE/PME peut-elle prouver la contribution humaine ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il est recommandé de conserver les prompts, les différentes versions générées, les retouches apportées, les échanges internes et livrables intermédiaires. Cette traçabilité (dossiers projets, horodatage, versions) permet de montrer que l’œuvre finale est bien le fruit d’un travail humain, et non d’une simple génération automatique.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> Quels sont les principaux risques si nous utilisons l’IA sans cadre clair ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les risques sont multiples : contenus trop proches d’œuvres préexistantes (contrefaçon), incertitude sur la titularité des droits (plateforme, prestataire, client), impossibilité de valoriser ou de céder certains contenus faute de preuve d’originalité. Sans politique interne et contrats adaptés, vous perdez en sécurité juridique et en valeur économique.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> Faut-il déjà modifier nos contrats et process alors que le droit évolue encore ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Oui, car l’incertitude juridique ne dispense pas de se préparer. Mettre à jour vos contrats (salariés, freelances, prestataires, plateformes IA), organiser la documentation des créations et former vos équipes vous permet de sécuriser dès maintenant vos actifs immatériels, tout en restant agile pour intégrer les futures évolutions (jurisprudence, lignes directrices, réformes ciblées).</p>
<p style="text-align: justify;">Vous intégrez l’IA générative dans vos activités (contenus, design, produits) et vous vous interrogez sur la <strong>protection de vos créations</strong> ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contactez Maître Nathalie Matteoda, avocat en propriété intellectuelle et droit du numérique à Paris 8</strong>, pour :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>un <strong>audit de vos usages IA et de vos droits d’auteur</strong>,</li>
<li>la <strong>mise à jour de vos contrats</strong> (France / Europe),</li>
<li>la <strong>définition d’une stratégie de protection</strong> adaptée à vos enjeux 2025-2026.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Protégez aujourd’hui vos actifs immatériels pour sécuriser la valeur de votre entreprise dans un environnement où l’IA devient un outil incontournable.</p>
<p style="text-align: justify;">Contactez Maître Nathalie Matteoda, Avocat à la Cour, Paris.<br /><strong>Tél. 06 42 18 50 53<span> </span>ou prenez<span> </span><a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/avocat-prendre-rdv">rendez-vous en ligne.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivre mon actualité sur Linkedin ?<span> </span><a href="https://www.linkedin.com/in/matteoda-nathalie/" target="_blank" rel="noopener">Nathalie Matteoda – Avocat en droit de la propriété intellectuelle</a></p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div><div class="et_pb_row et_pb_row_10">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_10  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_code et_pb_code_0">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_code_inner"><script type="application/ld+json">
{
  "@context": "https://schema.org",
  "@type": "FAQPage",
  "@id": " https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/oeuvres-generees-ia-perspectives-droit-auteur-2025-2026",
  "inLanguage": "fr",
  "mainEntity": [
    {
      "@type": "Question",
      "name": "Une œuvre générée uniquement par IA peut-elle être protégée par le droit d’auteur ?",
      "acceptedAnswer": {
        "@type": "Answer",
        "text": "Dans l’état actuel du droit français et européen, la réponse est non. Sans intervention créative humaine identifiable, il n’y a pas d’« œuvre de l’esprit » au sens du droit d’auteur."
      }
    },
    {
      "@type": "Question",
      "name": "Quand parle-t-on d’« œuvre assistée par IA » et qui est auteur ?",
      "acceptedAnswer": {
        "@type": "Answer",
        "text": "On parle d’œuvre assistée par IA lorsque l’outil n’est qu’un moyen au service d’un projet créatif : l’auteur humain définit les prompts, opère des choix, retouche et assume le résultat final."
      }
    },
    {
      "@type": "Question",
      "name": "Comment une TPE/PME peut-elle prouver la contribution humaine ?",
      "acceptedAnswer": {
        "@type": "Answer",
        "text": "En conservant prompts, versions intermédiaires, retouches et échanges de validation. Cette traçabilité permet de démontrer que l’œuvre finale est bien le fruit d’un travail humain."
      }
    },
    {
      "@type": "Question",
      "name": "Quels sont les principaux risques si nous utilisons l’IA sans cadre clair ?",
      "acceptedAnswer": {
        "@type": "Answer",
        "text": "Risques de contrefaçon, d’incertitude sur la titularité des droits, et de difficultés à valoriser ou céder les contenus générés. Des contrats et process adaptés limitent ces risques."
      }
    },
    {
      "@type": "Question",
      "name": "Faut-il déjà modifier nos contrats alors que le droit évolue encore ?",
      "acceptedAnswer": {
        "@type": "Answer",
        "text": "Oui. Mettre à jour contrats et process maintenant permet de sécuriser vos actifs immatériels et d’être prêt à intégrer les futures évolutions (jurisprudence, lignes directrices, réformes ciblées)."
      }
    }
  ]
}
</script>
</div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
<p>L’article <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/oeuvres-generees-ia-perspectives-droit-auteur-2025-2026">Œuvres générées par IA : quelles perspectives pour le droit d’auteur en 2025-2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr">Nathalie Matteoda Avocat en propriété intellectuelle</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.matteoda-propriete-intellectuelle.fr/oeuvres-generees-ia-perspectives-droit-auteur-2025-2026/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
